Billets comportant le tag of

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On ose rarement vous proposer une pochette aussi moche que celle de Playground of The Damned, mais c’est pour votre bien. Et puis on dira que c’est ce qui fait leur charme, à l’image de leur génial Crystal Logic (1983) dont la jaquette était pour le moins assez kitch, tous comme les autres albums d’ailleurs ! Mais bon, c’est le contenu qui prime d’abord, et il y a de quoi s’occuper avec les 8 titres de cet album.
Pour rappel, Manilla Road s’est formé à la fin des années 70, période durant laquelle la NWOBHM faisait fureur au Royaume-Uni, à ceci près que cette formation s’est développé dans le Kansas (USA), plus connu pour ses champs de maïs à perte de vue que pour sa scène Heavy Metal a priori… Mais qu’importe, puisque que cela va leur permettre de créer leur propre son, dans une veine assez « épique », guidé par le leader Mark Shelton, dit « The Shark » ! Plus de 30 ans après, il ne reste plus que lui comme membre de la formation original, mais Shelton n’a rien perdu de sa créativité, malgré un hiatus dans le courant des années 90. A noter qu’il est désormais accompagné d’un second chanteur pour qu’il puisse laisser reposer sa voix sur certains titres (surtout en live), en la personne de Bryan Patrick.
En tout cas on rentre dedans assez vite, avec une batterie très présente qui contraste avec la voix « allongée » de Shelton et une structure éclatée « made in Manilla » ! Une très bonne entrée en matière donc, suivit par la chanson « Into The Maelstrom », tout aussi efficace. Contrairement à « Jackhammer », c’est Bryan Patrick qui assure le chant sur ce deuxième titre, et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa voix est imposante, surtout lors des passages tribaux ! On continue notre écoute avec la chanson qui a donné son titre à l’album, et qui démarre en trombe ! Les breaks de batterie fusent et la basse vrombit, tandis que le chant me fait une très bonne impression. What else ? La première partie de cet opus se termine de manière très « épique » pour le coup, quoique la fin de cette chanson soit plutôt énervée ! Jusque là pas de déception, Manilla Road reste fidèle à ses principes.
On poursuit avec un titre en français (!), dont les paroles sont en anglais tout de même, qui alterne les passages efficaces et les moments calmes avec brio pendant ces 7 mn. Puis vient « Fire Of Asshurbanipal » et ses longues envolées de gratte, une voix superbe et la batterie de Cory Christner bourrée de détails. Mention spécial au riff de guitare acoustique ! « Brethren Of The Hammer » est globalement plus sombre, et l’on passe du lent au rapide, de l’élastique (refrain) au saccadé (couplet). Les beats de batterie sont nerveux, appuyés par une double pédale très récurrente et ponctués par des roulements de toms, tandis que la basse jouée par l’invité Vince Golman se fait nerveuse. On en est déjà au dernier titre, « Art of War ». La guitare sèche de l’intro annonce du très bon, et en effet, cette chanson clôture de très bonne manière Playground of The Damned. Hellwell a repris sa place de bassiste attitré, et tout s’énerve petit à petit jusqu’au solo monstre de Shelton !
Pas de surprise majeur dans cet album, mais la conclusion se révèle plutôt simple : ce groupe sait ce qu’il a à faire et le fait bien ! Long Live Manilla Road !
Manilla Road - Playground of The Damned
Manilla Road - Fire of Asshurbanipal
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Asva ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais fait pourtant partie de cette liste de formation Doom où une poignée de musiciens talentueux on fait un passage avant de partir sur un autre projet de la même trempe. Voyez plutôt : ce groupe est né sur les cendres du célèbre Burning Witch, grâce à la collaboration de G. Stuart Dahlquist et B.R.A.D. Dès lors, Asva va connaître une succession impressionnante de membres autour de ce tandem. B.R.A.D a quitté le navire en 2008, pour fonder le Master Musicians of Bukkake -groupe qui risque de refaire parler de lui prochainement d’ailleurs-, mais Dahlquist est resté en tant que leader de ce projet qui n’aurait probablement pas survécu sans lui, bien qu’il ai également officié au sein de Sun O))) ou Goatsnake dans un même temps (de nombreux groupes de Doom Metal n’ont duré que très peu de temps, notamment des super groupes tels que Khanate, Thorr’s Hammer, Teeth of Lions Rule The Divine ou Burning Witch…)
Mais arrêtons-nous-en là pour les histoires de biographie interminable, ces problème de line-up ayant eu pour principale conséquence de les obliger à trouver un nouveau label à chaque fois… Mais ils ont peut-être enfin trouvé une certaine stabilité en signant chez Important Records, aux côté de Earth ou des Master Musicians of Bukkake justement, mais aussi des ex-Sonic Youth comme Thurston Moore ou Lee Ranaldo. Dahlquist s’est d’ailleurs justifié en précisant que tous ces allées-et-venues faisait parties de l’univers du groupe, qui n’en est pas un à proprement parler finalement.
Enfin bref, je déblatère à propos de pas mal de détails, mais venons en au fait, puisque que c’est tout de même ça qui nous intéresse ! Pour ceux à qui le Doom pourrait faire peur, Asva a toujours été une anomalie, aux accents Drone, mais avec la particularité d’être –à mon goût- très posée pour ce style, assez éloignée du côté lugubre et oppressant que l’on retrouve parfois. A vrai dire, on s’approche plus de sonorités « mystiques », aśva signifiant « cheval » en sanskrit, un animal noble et pour le moins vénéré dans de nombreuses cultures. Quant au titre de l’album, il évoque plus que de la spiritualité !
Ainsi, le premier titre « A Bomb In That Suitcase » fait la part belle à l’orgue dans un premier temps, accompagné de temps à autres part des chœurs lointains. Lentement mais sûrement, le morceau monte en intensité, jusqu’à ce qu’un puissant beat de batterie fasse son apparition, aussitôt suivit par une basse ronflante qui vont encore faire monté la tension d’un cran, jusqu’à ce que tout retombe tranquillement. On passe à la deuxième ? Nettement plus courte (06 :48 tout de même), « Birds » semble raconter la vie de cet animal : tout semble se passer bien au début, jusqu’à ce que tout change en un rien de temps. La basse prend le pas sur la voix douce du début, si bien qu’on assiste à un finish bien loin de celui auquel on peut s’attendre en commençant son écoute… La chanson éponyme demeure la plus longue. Là encore, Asva crée une atmosphère tout en montée. Petit à petit, l’orgue prend le pas sur la voix enfantine du début, puis c’est au tour de la basse et des chœurs de prendre le relais. En ce qui me concerne, le meilleur moment de l’album survient lorsque deux coups de crash s’abattent comme des massues. Le reste, à vous de le découvrir, difficile de raconter 24 mn en si peu de ligne, surtout lorsque l’on parle d’un titre d’Asva ! La dernière piste emprunte un schéma similaire. Les chœurs grondent, la batterie oscille entre une caisse claire tendue et une grosse caisse pleine de rondeur, pour un rendu particulièrement sec, quant à la basse, ses lignes rutilantes lui confèrent une profondeur impressionnante.
A vous donc de (re)découvrir ce groupe pour le moins unique, difficilement commentable de part son côté totalement planant. Méfiez-vous, les tracks peuvent sembler très longues à première vue, mais finalement on finit par tomber complètement dedans, voire un peu trop !
L’album ne comportant que 4 morceaux, nous avons fait le choix de ne mettre que deux chansons dans notre playlist cette fois-ci, notamment par respect des droits d’auteurs (Ne vous inquiétez pas, vu leurs longueurs il y a déjà de quoi faire !). Par ailleurs, les autres titres sont facilement trouvables en écoute libre.
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Un an seulement après leur premier album “officiel” baptisé Platypus Funk, avec lequel ils ont répandu leur Hip Hop survitaminé, A State of Mind est revenu nous voir dès l’automne 2011 avec cette nouvelle réalisation, qui fleure bon les années 70 ! A l’image d’une pochette d’un kitsch totalement assumé, le trio montre qu’il n’a rien perdu de son 2nd degré, que l’on retrouve tout au long de cet album.
Le risque pour ce genre de groupe aurait été de tourner en rond une fois l’effet de surprise passé… Mais il n’en est rien, puisqu’ils ont même su développer de multiples collaborations ces derniers temps afin de se renouveler toujours plus, comme en témoigne le nombre de “featurings” présents sur l’opus précédent - ce qui n’est pas un gage de qualité bien sûr, loin de là, sauf que dans le cas de A.S.M, c’est tout un partenariat qui s’est développé avec des artistes comme Wax Tailor ou La Fine Équipe… Pour ce nouveau Crown Yard, il semblerait à première vue que ces participations externes sont moindres. Faux. C’est pour l’album tout entier que les musiciens habituellement “live” ont été conviés, avec notamment l’appuie des membres de 6ix Toys et de Rice Krispies pour les cuivres, ainsi que l’apparition de la flûtiste française Ludivine Issambourg, qui assure également aux côtés de Jean Christophe le Saoût alias Wax Tailor… A l’arrivé on obtient un joli melting-pot des nationalités, d’autant que le trio est déjà composé à l’origine d’un MC allemand/canadien (Green T), d’un autre rappeur allemand (Funk.E Poet), et d’un DJ anglais !
Venons-en aux faits maintenant. La principale qualité d’un album comme celui-ci est de vous donner la pêche, même un dimanche pluvieux, avec une touche funky omniprésente, amenée aussi bien par les cuivres que par les bons vieux samples à la “Starsky & Hutch” ! Mais à l’instar du personnel ayant participé à la conception de Crown Yard, c’est un vrai voyage à travers l’histoire de la musique que A.S.M a entrepris de faire: aux mélodies Slow de “Lovelife” ou de “Rawskank Redemption” répondent les choeurs africains de Mattic sur “Testimony”, les skanks Reggae de “Hide & Seek” ou de “The Heist” face aux rythmes Disco endiablés de “Don’t Look Back”… Dans le genre, la plus marquante reste sûrement la dernière “Limbo”, ou on retrouve à la fois une première partie marqué par le Jazz et la Soul, puis une seconde plus Jungle. Bref, un rendu pour le moins hybride, habilement complété par les paroles des deux maîtres de cérémonies.
Pas une minute à perdre donc, le jeu en vaut la chandelle, que ce soit pour l’acheter ou tout simplement pour l’écouter. Sachez d’ailleurs que des podcasts à télécharger gratuitement sont présente sur le site du groupe (Podcasts A.S.M), alors n’hésitez-pas !
A.S.M - Hide & Seek (feat. Cornell Campbell)
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Tracklist :
Derrick May - Strings of The Strings of Life
Cybotron - Clear
Curley & R-Zac - Untitled
Scan X - Higher
Laurent Garnier - Crispy Bacon
Hardfloor - The Life We Choose
Popof - Broke Sirius
Disorder - Groove Attack
Legowelt - Are You Truly Debonaire ?
Galaxy 2 Galaxy - Hi-Tech Jazz
Virtualian - PCM
Agor - Chetamine
Andy Stott - Black
The Field - Over The Ice
Future Sound of London - Pulse State
(Source : ntx-mag)
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Saxon fait partie de ces groupes que j’apprécie pour leur volonté permanente de continuer encore et toujours à poursuivre le travail, même si le résultat peut sembler assez similaire au fil des albums… Tandis que d’autres se repaissent tranquillement sur leurs acquis d’il y a parfois 30 ans, ceux-là continuent d’enchaîner les albums et le traditionnel Bus/Live des tournées, à 60 balais révolus pour certains… En sortant des albums tout les deux-trois ans, Saxon fait vraiment parti des membres encore actifs figurant déjà depuis longtemps au Panthéon du Heavy Metal.
Nous voilà donc avec le dernier de 2011, baptisé Call To Arms. La jaquette signe dès le départ l’envie d’un retour aux sources, assumé par le chanteur Bill Byfford, qui annonçait volontiers qu’ils souhaitaient « revenir à leurs racines ». A savoir la grande époque du début des années 80, où Saxon mais aussi Iron Maiden, Judas Priest ou Def Leppard faisaient fureur, tous rassemblés sous l’étiquette de la New Wave of British Heavy Metal. Si bien que l’édition Deluxe (Version Américaine) de cet album comporte un Live d’une demi-heure datant de 1980, ce qui est plutôt pas mal !
Pour ce qui est du contenu, je serais tenté de dire du pur Saxon : ceux qui chercheront un grand renouveau seront déçus (pas de surprise en même temps), mais les fans habitués seront eux soulagés. On commence avec le puissant « Hammer of The Gods », qui démarre en trombe cet album, avec de grands roulements de toms, la voix de Byfford toujours en forme et un bon vieux solo de gratte. Que demande le peuple ? Vient ensuite le nostalgique mais sympa « Back in ‘79 », puis Saxon en remet une couche avec « Surviving Against the Odds », avant de signer deux chansons plus posées et mélodiques, dans une veine « Iron Maiden » je serai tenté de dire : « Mists of Avalon » et l’éponyme « Call To Arms », avec une version instrumentale de cette dernière pour clore cet opus. Entre les deux, d’autres titres très plaisants, comme le Heavy « Chasing the Bullet », la ternaire « Ballad of The Working Man », plus Rock’N’Roll, ou Afterburner, clairement Speed Metal dans l’esprit avec une batterie particulièrement rapide mais hyper carrée ! Classique mais efficace donc, quant à ceux qui penseraient que Saxon commence vraiment à être rouillé, ce Call To Arms les contredit totalement. D’autant qu’un prochain rendez-vous est annoncé dès 2013, comme quoi !
Saxon - Ballad of The Working Man
Saxon - Live At Donington (1980)
Liste des titres du Live :
01 Motorcycle Man
02 Still Fit To Boogie
03 Freeway Mad
04 Backs To The Wall
05 Wheels of Steel
06 Bap Shu Ap
07 747 (Strangers In The Night)
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L’année 2005 marque le retour en grâce d’Earth, après une dizaines d’années en stand-by… Dix années marquantes pour Dylan Carlson, et qui vont déconcerter pas mal de fans à la sortie, puisque le groupe revient avec un son tout autre que celui laissé la dernière fois en 1996 sur Pentastar : In The Styles of Demons. Depuis, Earth a continué sa mutation, clarifiant un peu plus à chaque fois le rendu final au fil des albums, si bien qu’il semble loin le temps où les distorsions crados nous obligeaient à claquer toutes nos tunes dans des supers enceintes pour pouvoir en profiter pleinement ! A tel point que Sun O))) n’existerait sûrement plus si ses membres s’étaient juste contentés de rendre un simple hommage à cette formation à qui l’on doit l’invention du Drone !
Sur ces deux albums jumeaux, Earth confirme pourtant que la flamme de l’expérimentation est toujours allumée. Si l’on devait classer ces 10 chansons dans un style quelconque, on choisirait sûrement ce grand fourre-tout qu’est le Post Rock. Les instruments sont dans une sorte de symbiose, recréant une texture sonore totalement barrée. La batterie semble littéralement « se trainer », tandis que la basse et le violoncelle vous enveloppent comme si vous étiez hypnotisés ! Survenant par à-coup, la guitare bourrée de halo vous fais vaguement remuer la tête, et vous embarque loin, loin, loin… Avec des chansons de 10 minutes en moyenne, pour 1h45 non stop si vous vous enfilez les deux à la suite l’un de l’autre, vous vous retrouvez dans la même situation que si votre vieille cassette VHS allait deux fois moins vite qu’à la normale. Vu comme ça, ça parait ultra-chiant, sauf que la musique d’Earth est bourrée de petits détails qui permettent de rester un peu éveillé pendant la période durant laquelle votre cerveau se retrouve à errer dans le continuum espace-temps, et c’est ce qui fait la richesse d’Angels of Darkness,Demons of Light.
Planant donc, c’est sûrement ce que l’on retient à l’écoute de ces deux albums. Faut dire que l’artwork signé Stacey Rozich donne cette impression quasi « mystique » dès le début, et on sait à quoi s’attendre à priori lorsqu’on les trouve dans les bacs…On en demande encore !
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Depuis que Dave Allen et Hugo Burnham – bassiste et batteur respectif du groupe originel (le premier en 1981 et le second en 2006), Gang of Four n’est plus tout à fait cette bande de potes revenues déterminés de leur séjour à New York, après avoir été frappé par les performances de Television et des Ramones au mythique CBGB’s… Car tout cela date d’il y a 35 ans ! Le Punk était en pleine effervescence, et les quatre étudiants de Leeds préparaient déjà la suite, à l’aube des années 80. Mais il ne faut pas « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué » comme on dit souvent, et malgré la gloire quelque peu passée du premier album Entertainment ! (1979), Gang of Four nous invite une nouvelle fois à s’intéresser à leurs derniers travaux, six ans après le timide retour de Return The Gift (2005).
Bien que le titre de l’album nous y invite – « content » signifie « contenu », « teneur » - je ne vais pas tenter vainement une simple évaluation de ce dernier album ici, ayant toujours trouvé le principe des notes très scolaire comme façon d’aborder la musique… Juste voir ce que ces références du Post Punk ont encore dans le ventre ! En effet, Gang of Four s’est fait connaître rapidement par un mélange pour le moins original : de nombreux éléments funk viennent s’incorporer à leur musique dès leurs débuts, non sans renier pour autant le côté rock et engagé cher au mouvement Punk. Un côté politisé que le retrouve dans le titre – la bande des quatre désigne une faction communiste accusé d’avoir perpétré la « Révolution culturelle chinoise » peu après la mort des Mao… Idem pour la jaquette de leur premier album Entertainment !, où l’on peut observer trois images avec pour légende «L’Indien sourit, il pense que le cowboy est son ami. Le cowboy sourit, il est heureux que l’Indien ait été dupé. Maintenant il peut l’exploiter.»
Musique maintenant, comme promis ! On commence par la rythmique, avec une basse toujours aussi « dansante » : Thomas McNiece a tout compris, et colle parfaitement à l’univers du groupe, avec des partoches assez inspirées. La batterie de Mark Heany tout en syncope fait honneur à son prédécesseur, avec cette touche « funky » qui a fait la réputation du groupe ! Passons à Andy Gill, dont les riffs saccadés restent bien dans l’esprit (je pense notamment à « I Party All The Time »). Quant à Jon King, il n’a visiblement pas baissé niveau chant, bien que les paroles manquent peut-être un peu de modernité (les titres des chansons « Who Am I !» ou « Second Life » évoque des thèmes assez récurrents dans le Punk…) Je ne vais pas vous mentir, certaines chansons sont quand même moins cool, à l’image de « It Was Never Gonna Turn Out Too Good », qui fait place à une voix de vocodeur façon Daft Punk assez mal penser je trouve…
Mais bon, le « gang des quatre » peut être fier du résultat même si on sent une forte nostalgie des premières années tout au long de cet album… Ce qui peut être compréhensible d’ailleurs ! Mais contrairement aux communistes chinois dont ils s’inspirent, cette formation anglaise risque de refaire parler d’elle encore quelques temps !
Gang of Four - She Said’ You Made A Thing of Me’
Gang of Four - I Party All The Time
Gang of Four - It Was Never Gonna Turn Out Too Good
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SWAG !
Depuis 2011 tout le monde à ce mot à la bouche, mais sais-tu qui est à l’origine de la diffusion de ce truc ?
Non ? Et bien t’es qu’un jeune ignorant inculte et mal éduqué musicalement, mais passons.
Et si je dis OFWGKTA ?
Bon d’accord, si tu ne passes pas la deuxième étape, n’essayes même pas de lire la suite, t’es qu’un nigga sans avenir !
Bon aller reprenons nous, vous devez sûrement vous demander pourquoi ce ton agressif d’adolescent dégénéré ? Et bien car je vais vous parler du phénomène qui remue le petit monde du Hip-Hop depuis peu, je veux parler du collectif Odd Future Wolf Gang Kill Them All, ou en rapide OFWGKTA.
Et ouais, quand une dizaine de skateurs des banlieues de Los Angeles se rassemblent pour exprimer son dégout du monde, son nihilisme total ou encore son culte du serial killer, et bien … ça fait du bruit !
Auto-producteurs de leur musique pour la plupart de leurs créations les gars du « Wolf Gang » sortent en seulement deux ans une grosse dizaine d’albums, dont la plupart disponible en téléchargement gratuit, comme leurs célèbres mixtapes. Seuls quelques albums comme Goblin sortent sur des labels.
Le collectif à pour grand gourou, le bien nommé Tyler, The Creator, qui à seulement 21 ans dirige ce grand bordel créatif ! Car OFWGKTA est extrêmement présent sur le net, à travers ses nombreux tumblr, comptes twitter et youtube, avec lesquels ils inondent sans fin le web avec des clips trashs, des vidéos humoristiques ultra décalées, ou encore des interviews et des lives. Toutes les pochettes d’albums, affiches, et le visuel sont aussi fait par le groupe, de façon manuelle, selon l’idéal punk du « Do It Yourself ! ».
Pour avoir visionné quelques vidéos de leur magnifique tumblr, je peux vous assurer que ces mecs sont des furieux malades mentaux en plein délire adolescents. Mais quand on écoute leur son, leur style parait comme une évidence, un flow froid, lent, à la limite du spoken word pour certains morceaux.
Les lyrics sont aussi à l’image du groupe, souvent ultra provocantes, elles sont souvent cryptées, assez complexes, ou à l’inverse le simple fruit d’un délire sans but autre que de vous faire marrer.
Pour citer seul les membres les plus importants, il y a Tyler bien sûr, Earl Sweatshirt, Frank Ocean, The Internet ou Mellowhype.
Côté sortie on vous conseille grandement le Goblin de Tyler ainsi que la Mixtape Radical, ou même la dernière et superbe OF TAPE Vol.2.
Je ne pourrais pas conclure sans un bon « Kill People ! Burn Shit ! Fuck School ! »
Hodgy Beats, Domo Genesis & Tyler, The Creator - Rello
Earl Sweatshirt - Orange Juice
Jasper & OFWGKTA - Swag Me Out
Taco, Jasper Dolphin & Tyler, The Creator - We got Bitches!
(Source : ntx-mag)