Billets comportant le tag mag

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Il n’y a pas très longtemps Rashad nous sortait Rollin’ Ep, un truc vraiment rafraichissant, direct sortis du ghetto de Chicago ! Aujourd’hui il nous lâche cette vidéo, réalisée par Ashes57, qui nous présente son nouveau projet “I Don’t Give a Fuck”. Alors simple EP, ou nouvel album ? On n’en sait pas plus, suspens !
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Voila maintenant quelques semaines que James Blake a inauguré son label tout neuf, 1-800 Dinosaur, et vendredi il nous lâchait en streaming la face B de son single Voyeur (Dub)/And Holy Ghost. Un petit peu comme avec Order/Pan il part dans des sons ambients, ralentis à l’excès, formant ainsi une nappe sonore cotonneuse. Assez minimaliste, ce morceau a une construction épurée, ou la voix habituelle du chanteur anglais laisse place à un sample répétitif.
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Rarement le lien tradition-modernité se fait plus sentir que dans l’actualité récente de Bassekou Kouyaté et son N’goni Ba… Descendant d’une longue lignée de griots, le musicien malien a vu l’offensive islamiste se propager le jour même ou l’enregistrement de cet album débutait. Au travers de ses légendes ancestrales, c’est toute la situation actuelle que Jama Ko dépeint, une œuvre poignante partagée entre amertume et espoir. Et fort de sa montée en puissance avec Segu Blue (2007) et I Speak Fula (2009), la bande à Bassekou s’est dès lors retrouvée projetée comme un symbole de paix et d’unité par un pays tout entier.
Malgré la menace permanente qui approchait chaque jour un peu plus, Kouyaté s’est donné corps et âme pour cet album autour duquel il a rameuté bon nombre de musiciens de la scène malienne pour l’épauler, en plus du groupe habituel composé entre autre avec ses deux fils. Mais le visage de cet album, c’est d’abord et avant tout celui de sa femme Amy Sacko. Présente sur la grande majorité des titres, sa voix nous emballe d’entrée en prônant la réconciliation du peuple africain, qu’il soit chrétien, mandingue, peul ou touareg, ce qui donne un côté étrange à cette chanson éponyme au regard des évènements extérieurs. Qu’importe, l’intention et la musicalité sont présentes, tout comme sur « Sinaly » et son aspect entêtant. Ironie de l’histoire (mais est-ce vraiment drôle ?), elle conte l’histoire d’un roi ayant résisté à l’arrivée de l’islamisme au 19ème siècle ! « Dankou » est l’une des rares chansons où Bassekou Kouyaté chante dans l’ensemble, emmenant le groupe dans le sillage de son ngoni toujours prêt à faire un solo bluffant. Ainsi, le malien n’a pas hésité à électrifier son instrument pour s’adonner à la wah-wah ! D’autres y ont déjà pensé (Ba Cissoko n’a pas attendu son dernier album pour s’y mettre par exemple). Toutefois, Bassekou pratique le djéli n’goni, radicalement différent dans la forme et aussi dans le son, que l’on considère à juste titre comme l’ancêtre du banjo, rien que ça ! Le groupe peut ainsi délivrer des titres aux accents franchement Rock, comme sur « Ne Me Fatigue Pas », morceau en français où le leader avouait être particulièrement énervé lors de son enregistrement. Plus amère d’un point de vue instrumentale, « Kali Magni » appelle toutefois à la paix, message que se répartissent Amy Sacko et l’invité de Tombouctou Khaira Arby.
L’album se poursuit de manière plus apaisante avec « Madou », dont le rythme plutôt nonchalant nous renvoie plus à des titres des précédents albums. Le N’goni Ba n’abandonne pas pour autant les amplis et continue de délivrer des morceaux encore puissant quoique plus relâchés, tel que « Kensogni » ou le bluesly « Mali Koori ». Quant à « Wagadou », cette piste semble totalement offerte à Amy : la chanteuse y montre toutes les capacités de sa voix sur cet air traditionnel, au détour des quelques notes limpides qui se forment au milieu du silence. Le ton est plus joyeux dans « Djadje », alors qu’elle nous offre le parfait exemple de cohésion dont les musiciens du groupe sont capables. Pas aussi frénétique que les premières plages de Jama Ko, « Segu Jajiri » nous donne bien la pêche cependant, aussi bien côté musical (écouter le solo de percu à la moitié du titre, moment où tout s’emballe), que concernant les paroles s’intéressant à un guerrier ne rechignant pas à boire quelques bière au millet ! Les chansons à boire de par chez nous font pâle figure à côté… « Poye » constitue un autre temps fort de ce LP, puisque le maitre griot y interprète un bon vieux Blues en compagnie de son pote américain Taj Mahal. Pour ceux qui doutaient encore des origines du banjo, la réponse est désormais évidente. Chantée avec des bribes de français, cette track est un condensé de voix rocailleuses et de réponses entre les deux protagonistes, mais mets aussi particulièrement en valeur la version basse du n’goni développée par la formation de Ségou. L’ultime piste arrive avec « Mustapha », dernier passage d’un album déjà bien rempli.
Nul doute que Jama Ko va fortement contribuer à la renommé mondiale du groupe, ces derniers n’étant d’ors et déjà plus les premiers venus. Mais plus qu’une affaire de succès, il demeurera comme un témoignage parfait de son époque, nous offrant par la même occasion un superbe condensé de musique réunissant ce que l’on peut souhaiter de mieux : la tradition alliée à la modernité. Quant aux membres du groupe, on imagine sans peine la joie retrouvée de pouvoir à nouveau pleinement exprimer leur art depuis quelques mois !
Bassekou Kouyate & N’goni Ba - Jama Ko
Bassekou Kouyate & N’goni Ba - Ne Me Fatigue Pas
Bassekou Kouyate & N’goni Ba - Wagadou
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Les petits producteurs sont si nombreux sur le web, que faire le tri est juste un enfer, mais quand on tombe sur un gars qui ne fait pas un truc totalement pourris, on est plutôt content ! Je vous présente donc Quinn Kyle, un jeune producteur qui vient de Los Angeles et qui fait une Bass Trap bien sympa. Los Angeles EP a plus l’allure d’une démo que d’un réel EP. Mais je vous conseille quand même d’écouter si vous aimez les fréquences basses, les gros beats Hip Hop codéïnés et les vocaux pitchés. De temps en temps le net 2.0 nous réserve quelques bonnes surprises !
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Après plus de vingt ans d’existence, Cathedral est définitivement passé à l’acte. Annoncée depuis de longs mois (février 2011 exactement), la rupture du groupe s’est consommée après la sortie d’un ultime album en guise de testament, The Last Spire. L’occasion aussi de revenir un peu en arrière… Le groupe a été créé en 89 par Garry Jennings, Mark Griffiths et Lee Dorian, tous trois passionnés par les vieux groupe de Doom anglais des 70’s. A l’époque, Dorian venait notamment de quitter son poste de chanteur au sein de la formation Grind Napalm Death*, en partie pour leur désaccord concernant dont il était en désaccord au sujet de leur virage Death Metal. La formation initiale signe un an après Forest of Equilibrium, classique ayant eu un grand impact sur le renouvellement du genre. Depuis, les line-up ont changé (Griffith notamment), et le groupe s’est orienté vers une direction plus Stoner dont ils sont devenus les fidèles représentants aux côtés de Sleep, Electric Wizard ou Om* plus récemment.
Nous voilà donc rendus au dixième et dernier LP de leur histoire, un 8 titres auquel s’ajoute un bonus pour les éditions japonaises. L’entrée au sein de ‘’la dernière flèche’’ se fait de manière progressive, l’intro « Entrance To Hell » nous accueillant avec des cloches, des corbeaux et une connaissance de Charon scandant ‘’bring out your dead’’… Plutôt sympathique n’est-ce pas, et ce dernier nous emmène tout droit au sein de « Pallbearer », longue pièce parfaitement étudiée où l’on tombe rapidement dans l’ambiance, la voix envoutante de Rosalie Cunningham sur cette piste n’y étant pas étrangère. L’album se poursuit avec « Cathedral of The Damned », qui nous emballe par une batterie claquante et la guitare de Jennings grésillant à volonté ! Le titre est coupé par un petit break de xylophone, prélude à une seconde partie assez percutante où l’on retrouve même la voix de Chris Reifert, membre d’Abscess et d’Autopsy, ces derniers étant par ailleurs en pleine préparation d’un nouvel album pour succéder à Macabre Eternal. Mais revenons-en à notre album d’aujourd’hui, qui se poursuit sur un morceau sans concession, « Tower of Silence ». Lee Dorian a depuis longtemps abandonné son chant plaintif des débuts de Cathedral, mais il est encore plein d’une rage contenue, encore que le clip évoque carrément plus l’auto-caricature ! Plus loin, « Infestation of Grey Death » est marquée par des moments assez hétéroclites, passant aussi bien d’un rythme lourd à des passages plus rapides, mais aussi par des espaces où seul la guitare et la basse se répondent. Néanmoins, l’harmonie globale ne semble jamais cassée, ce qui n’est pas sans rappeler certains morceaux de Black Sabbath.
« An Observation » est assez semblable au niveau de ces structures plutôt développés, mais comporte des éléments d’orgue Hammond apportés par la présence de David Moore sur ce titre, ce qui renforce l’aspect old school du titre… Et Cathedral s’engouffre dans cette brêche, puisque Moore intervient aussi au mi-morceau avec un Mellotron (Si, vous savez, ce son synthé que l’on retrouve sur tous les titres de Rock Prog style Genesis ou Yes !). Pouvant s’avérer vite saoulant, cette instrument apporte en effet une touche progressive à cette deuxième moitié, mais sert bien la musique qui reste particulièrement efficace, jusqu’à la dernière ligne droite marquée par un beat sévère que le bassiste Scott Carlson orchestre à merveille. Après « The Last Laugh » et ses 39 secondes dans la continuité de l’intro de l’album, « This Body, Thy Tomb » conclu le tout avec brio. On est bousculé par les martèlements de Brian Dixon, et les divers riffs restent en tête, dans les phases plus calmes mais aussi lors des dernières minutes qui s’emballent. N’oublions pas de citer la piste dont le pays du soleil levant va pouvoir profiter : d’aspect plus sale que les autres tracks, « Thombs of The Blind Dead » est aussi plus énervée, mais on l’aurai franchement bien vu sur la version européenne (c’est pour ça qu’on vous le met en playlist !)
The Last Spire apparait vraiment comme l’album parfait pour “boucler la boucle”. Le groupe n’en est pas arrivé à tourner en rond en recyclant ses vieux essais, bien qu’il reprenne un certain nombre d’éléments ayant pu être pioché ça et là dans leurs œuvres précédentes. Cathedral utilise des parties de synthés depuis un moment par exemple, mais délivre ici un LP très cohérent, entre densité et efficacité. La critique ne s’y est d’ailleurs pas trompée puisque cet effort final a reçu des commentaires très positifs, ce qui est amplement mérité. Et pas d’inquiétude quant à l’avenir des ex-membres, notamment Lee Dorrian qui gère le label Rise Above et des groupes à l’actualité chargée tels que Electric Wizard, Orange Goblin ou Angel Witch.
Cathedral - Tombs Of The Blind Dead (Bonus Japonais)
*Ce qui ne les a pas empêchés de continuer, en témoigne leur dernier album de très bonne facture !
** Ces derniers ont tout de même tendance à incorporer de plus en plus d’éléments orientaux dans leur musique, notamment depuis Advaitic Songs.
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Drôle d’histoire que celle des Cramps. Véritable ovnis de la planète Rock, ce groupe américain n’a jamais eu autre but que de retrouver l’essence même du Rock ‘n’Roll, se faisant coller de multiples étiquettes sans qu’une seule ne puisse réellement leur convenir. Il est vrai que cette formation ne se résume pas à une musique, mais bien à un univers tout entier…
Le début de The Cramps se fait par une succession de coïncidences : un dénommé Erik Lee Purkhisher s’arrête un jour de 1972 à Los Angeles pour prendre une auto-stoppeuse. Bonne pioche, car cette Kristy Wallace partage exactement la même passion que lui pour les vieux disques de Rockabilly et les mauvais films réservés au pire créneau de la nuit. Peu après, les deux partent s’installer en couple dans la ville d’enfance de Purkisher, Akron (Ohio), avant de choisir définitivement New York en 1975, ce qui est loin d’être un hasard… Erik et Kristy sont très enthousiasmés par un bar appelé le CBGB’s, lieux underground où se produisent notamment sur scène des groupes tels que Television, Patti Smith Group, The Dead Boys et surtout les Ramones, jeune groupe avec lequel ils sympathisent… L’histoire est en marche ! Le couple se fait alors connaitre sous de nouveau noms, Lux Interior pour Purkisher, tandis que sa femme devient Poison Ivy. Au même moment, Lux -qui travaille désormais chez un disquaire- se lie d’amitié avec son collègue Greg Beckerleg, qui partage exactement les mêmes centres d’intérêts et est né à quelques heures d’intervalle avec Ivy. Ni une, ni deux, ce dernier rebaptisé Bryan Gregory se pointe le lendemain avec un gratte neuve dont il ne sait pas jouer, et rameute sa sœur comme batteur novice afin de compléter le nouveau projet de Lux et Ivy, The Cramps.
La nouvelle formation (où Lux assure le chant et Ivy Rorschach la seconde guitare) fait ses premières armes au CBGB’s en 76, jouant totalement désaccordé d’où le mécontentement du patron qui les virent ! Néanmoins, le piston des Ramones leur permet de se faire petit à petit un nom sur la scène Punk émergente (au CBGB’s compris), tandis que Nick Knox les rejoints derrière les fûts. Après un mini-album (1979), les Cramps -désormais plus rodés- sortent le mythique Songs The Lord Taught Us en 80, seul LP où Bryan Gregory est présent puisqu’il quitte le groupe peu après. Ce dernier est rapidement remplacé par Kid Congo Powers, et le groupe poursuit sa route en enregistrant Psychedelic Jungle l’année suivante.
Dès ses débuts, The Cramps devient une curiosité, tant par la musique que pour l’ambiance des concerts. Ils produisent une sorte de Rockabilly électrique et déjanté, auquel s’ajoute les textes frénétiques de Lux qui mêle sexe, humour noire et autre contenu trash… Ces thèmes seront récurrents tout au long de leur existence, donnant lieu à des lives bordélique où les compères (notamment Lux et Ivy) se retrouvent maquillés, vêtus de cuir ou portant des perruques lorsqu’ils ne finissent pas à poil ! L’autre particularité du groupe est son absence de basse : alors que le Post Punk la met réellement pour la première fois en avant et relègue la guitare à son rôle rythmique, les Cramps (par choix et surtout par un concours de circonstance) évoluent avec deux guitares électriques, celle de Gregory interprétant tout de même des riffs provenant d’un jeu de basse. Cette situation ne change véritablement qu’en 1986 lorsque Candy Del Mar les rejoints : elle est bassiste, sait jouer et met fin ainsi à deux ans de power trio, suite au départ de Kid Congo Powers en 83. Toujours accompagné de Nick Knox, le quatuor persévère avec A Date With Elvis (1986) et Stay Sick ! (1990).
Mais les années 90 sont une sale période : à nouveau deux, Lux Interior et Poison Ivy se retrouvent au sein de line-up instables. Peu de gens les suivent encore, en dépit de trois albums au cours de la décennie. Leur côte de popularité reprend du poil de la bête avec le dernier album Friend of Dope Island en 2003, bon nombre attribuant la réémergence du Garage Rock comme raison principale. Mais Lux Interior s’éteint soudainement le 4 février 2009 des suites d’un problème cardiaque dont on connaissait déjà l’existence, à l’âge de 62 ans seulement. Il signe ainsi la révérence des Cramps…
Bien que n’ayant jamais été un groupe à grand succès, cette formation est cependant devenue une légende au fil du temps. Et même s’ils ne se considèrent pas comme en faisant partie (les Meteors se refusant à l’admettre par ailleurs), ils forment la première formation Psychobilly, genre qui trouvera donc des échos au Royaume-Uni, mais ne saurait résumer le style du groupe new yorkais. D’après eux-mêmes, le concept des Cramps était de faire un mix entre Carl Perkins et Shadows of Knight… Pari réussi !
The Cramps - I’m Cramped (Original Mix)
The Cramps - Thee Most Exhalted Potentate of Love (Live)
The Cramps - Tear It Up (Vidéo live très bordélique !)
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L’Indie Rock des américains de The National revient 3 ans après High Violet, avec les 13 pistes de Trouble Will Find Me, sorties depuis le 21 Mai sur 4AD. Et c’est vraiment toujours aussi sympa, ça fait penser à du J Mascis en légèrement moins tristouille ! Petit extrait avec le clip de « Demons ».
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L’électronique chaude et cotonneuse de Jacques Greene est de retour avec un nouvel EP qui sortira en juin chez LuckyMe, dont voici le premier extrait, « On Your Side », qui accueille avec perfection la voix du vocaliste et producteur de R&B How To Dress Well.
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Maintenant presque 3 ans qu’on attendait ça, écoutez de suite le nouvel album de Mount Kimbie, Cold Spring Fault Less Youth en streaming chez NPR.
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« Thanks to everyone who stuck with me while I was lost […] I promise the next album won’t be so dark - at least I hope not. – Miguel606 ». Avec son absence de jaquette et sa pochette d’un millimètre d’épaisseur, Lost In The Game pourrait passer pour un album assez anonyme au sein de la discographie déjà bien remplie du Kid, créé en l’espace de quelques soirées lors de l’hiver 2011. Mais les quelques lignes laissées à l’intérieur nous disent tout le contraire, laissant la place à un album très personnel…
Difficile de savoir à première vue quelle va être l’ambiance de ce disque, quand on sait la facilité déconcertante avec laquelle Miguel Manuel De Pedro est capable de s’approprier n’importe quel style de musique : Breakcore nerveux, IDM délirant, Techno décalée mais aussi Speedcore, Dubstep, Noise, Acid, Breakbeat et même Ragga ou Hip Hop, établir une liste complète serait vaine tant le DJ a multiplié les essais avec brio. Néanmoins, cet album laisse entrevoir un pan différent de ce que l’on puisse déjà connaître. Premier titre du LP, « Godspeed You African American Emperor » affiche avec humour l’interprétation politiquement correcte du nom de ce groupe Post Rock bien connu (Rappelons que l’opus précédent s’appelle Songs About Fucking Steve Albini…). Basé sur un mid-tempo, cette piste nous surprend par ses nappes langoureuses, lui conférant un aspect crépusculaire. Légèrement moins ‘’uniforme’’, « Gimme Summer » et sa petite mélodie s’avère particulièrement envoutante, donnant définitivement l’envie de se poser dans les meilleurs conditions pour suivre le reste. Avec un fond plus crasseux et de légères sonorités Trap, « New Boss Same As Old Boss » nous plonge toujours plus dans cet univers brumeux où nos sens se perdent avec plaisir. Idem avec « Cardamom’s Gone Soft », ce morceau nous ferait presque croire que l’on est hyperactifs le reste le du temps en nous offrant des effets thérapeutiques, encore qu’on sentirait presque notre cerveau nous fausser compagnie ! Quant aux cinquième titre « I Want To Join A Cult », nul doute qu’il pourrait en tenter plus d’un à s’essayer à la spiritualité, mais après que l’album soit fini évidemment… Sur que pour faire le vide ça donne plus envie que de s’enfermer dans un monastère ! « Meeguk So Horny » est lui plus tourné vers un style Hip Hop, en restant Abstract bien sûr, pouvant sans peine accueillir un flow de Rap, encore que Kid 606 fût visiblement dans un trip solitaire à l’époque de l’enregistrement…
Le leader du label Tigerbeat6 semblait avoir un certain délire sur la religion lors de la composition de Lost In The Game, puisque le morceau suivant s’intitule « Big Black Ketamine Jesus » (!). Avec ces vieux sons d’orgue synthétisés, celui-ci nous rappellerait presque un de ces vieux titres de Jah Wobble, le rythme alambiqué en moins. Autre nom très débile, « Step Into The Light You Fucking Idiot » est court mais particulièrement jouissif, tout en profondeur et guidé par un petit thème qui prend à chaque fois plus d’ampleur, nous offrant ainsi une superbe montée à vous percher sur les étoiles. Plus dark, « Left Hand Pathfinder » possède aussi un simple rythme binaire que l’on ne retrouve pas sur la plupart des autres plages. Le morceau reste néanmoins sur un beat lancinant qui lui confère un côté franchement planant. Grosses basses ouatées pour « Night Club vs Book Club », on on se laisse tomber en toute confiance. « Baroque And Out of Money » est moins stable rythmiquement parlant, tandis que la texture sonore se fait plus dénudée. « I Need To Start A Cult » est destiné à ceux qui avaient loupé la case n°5 laissant entendre que le Kid souhaiterait rejoindre un culte à l’écoute de ces titres. Dans son infinie gentillesse, il prend donc soin des auditeurs perdus et nous offre de surcroit des assemblages de nappes absolument scotchant. Faites attention à la treizième et dernière piste « I’m Sick But I Ain’t Dead », qui donne l’impression que nos enceintes déconnent, mais les crachotements font partie intégrante du morceau, tranquille épilogue d’un album très agréable.
Bien que le nom puisse suggérer diverses interprétations, Lost In The Game ne s’adresse pas exclusivement aux dépressifs en perte de contrôle, mais aussi et surtout à l’auditeur en quête d’un petit voyage (spirituel ?!) de trois quarts d’heure. Aucune révolution dans cet album, mais un contrôle total du sujet qui ferait changer d’avis les plus sceptiques. Nul doute que c’est le genre d’album qui s’écoute d’une traite, et dans les conditions optimales, cela va sans dire !
Kid 606 - Godspeed You African American Emperor
Kid 606 - Big Black Ketamine Jesus
Kid 606 - Left Hand Pathfinder
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Chance The Rapper est un jeune rappeur de Chicago, et il vient de lâcher sa seconde mixtape en free download, si vous en aviez marre de tous les trucs récents qui se ressemble, vous devriez écouter Acid Rap, c’est frai, joyeux et le flow de ce petit gars est vraiment original. Surtout faites attention à la deuxième piste, après les 30 secondes de blanc à la suite de « Pusha Man » se cache « Paranoia », un morceau juste génial produit par Nosaj Thing (rien que ça !)
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Encore une preuve que le Chopped & Screwed sinistre a encore de l’avenir. SpaceGhostPurrp fait partie de ces jeunes rappeurs du “cloud rap”, vision plus expérimentale du rap classique, où l’on ne se concentre plus de rapper sur le deal de drogue, mais au contraire, de rapper sur leurs effets et sous leurs influences. Pour comprendre l’esprit bien creepy de ce morceau, rien de mieux que de regarder son clip, filmé en mode VHS bien usée, avec un peu de glitch crado … mhmmm
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Un peu de douceur avec le nouveau morceau de Vampire Weekend, “Step”, qui est accompagné par une “vidéo karaoké” qui en rappelle une autre (en version moins révolutionnaire, et moins épileptique).
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En attendant leur album “Settle” chez PMR Records, qui sortira le 3 Juin, les deux jeunes frères de Disclosure nous donne un avant gout de cet opus, avec ce nouveau single You & Me, beaucoup plus garage que leurs morceaux précédents, et accompagné par la belle voix de la Eliza Doolittle.