Billets comportant le tag gang

Billets comportant le tag gang
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Depuis que Dave Allen et Hugo Burnham – bassiste et batteur respectif du groupe originel (le premier en 1981 et le second en 2006), Gang of Four n’est plus tout à fait cette bande de potes revenues déterminés de leur séjour à New York, après avoir été frappé par les performances de Television et des Ramones au mythique CBGB’s… Car tout cela date d’il y a 35 ans ! Le Punk était en pleine effervescence, et les quatre étudiants de Leeds préparaient déjà la suite, à l’aube des années 80. Mais il ne faut pas « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué » comme on dit souvent, et malgré la gloire quelque peu passée du premier album Entertainment ! (1979), Gang of Four nous invite une nouvelle fois à s’intéresser à leurs derniers travaux, six ans après le timide retour de Return The Gift (2005).
Bien que le titre de l’album nous y invite – « content » signifie « contenu », « teneur » - je ne vais pas tenter vainement une simple évaluation de ce dernier album ici, ayant toujours trouvé le principe des notes très scolaire comme façon d’aborder la musique… Juste voir ce que ces références du Post Punk ont encore dans le ventre ! En effet, Gang of Four s’est fait connaître rapidement par un mélange pour le moins original : de nombreux éléments funk viennent s’incorporer à leur musique dès leurs débuts, non sans renier pour autant le côté rock et engagé cher au mouvement Punk. Un côté politisé que le retrouve dans le titre – la bande des quatre désigne une faction communiste accusé d’avoir perpétré la « Révolution culturelle chinoise » peu après la mort des Mao… Idem pour la jaquette de leur premier album Entertainment !, où l’on peut observer trois images avec pour légende «L’Indien sourit, il pense que le cowboy est son ami. Le cowboy sourit, il est heureux que l’Indien ait été dupé. Maintenant il peut l’exploiter.»
Musique maintenant, comme promis ! On commence par la rythmique, avec une basse toujours aussi « dansante » : Thomas McNiece a tout compris, et colle parfaitement à l’univers du groupe, avec des partoches assez inspirées. La batterie de Mark Heany tout en syncope fait honneur à son prédécesseur, avec cette touche « funky » qui a fait la réputation du groupe ! Passons à Andy Gill, dont les riffs saccadés restent bien dans l’esprit (je pense notamment à « I Party All The Time »). Quant à Jon King, il n’a visiblement pas baissé niveau chant, bien que les paroles manquent peut-être un peu de modernité (les titres des chansons « Who Am I !» ou « Second Life » évoque des thèmes assez récurrents dans le Punk…) Je ne vais pas vous mentir, certaines chansons sont quand même moins cool, à l’image de « It Was Never Gonna Turn Out Too Good », qui fait place à une voix de vocodeur façon Daft Punk assez mal penser je trouve…
Mais bon, le « gang des quatre » peut être fier du résultat même si on sent une forte nostalgie des premières années tout au long de cet album… Ce qui peut être compréhensible d’ailleurs ! Mais contrairement aux communistes chinois dont ils s’inspirent, cette formation anglaise risque de refaire parler d’elle encore quelques temps !
Gang of Four - She Said’ You Made A Thing of Me’
Gang of Four - I Party All The Time
Gang of Four - It Was Never Gonna Turn Out Too Good
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SWAG !
Depuis 2011 tout le monde à ce mot à la bouche, mais sais-tu qui est à l’origine de la diffusion de ce truc ?
Non ? Et bien t’es qu’un jeune ignorant inculte et mal éduqué musicalement, mais passons.
Et si je dis OFWGKTA ?
Bon d’accord, si tu ne passes pas la deuxième étape, n’essayes même pas de lire la suite, t’es qu’un nigga sans avenir !
Bon aller reprenons nous, vous devez sûrement vous demander pourquoi ce ton agressif d’adolescent dégénéré ? Et bien car je vais vous parler du phénomène qui remue le petit monde du Hip-Hop depuis peu, je veux parler du collectif Odd Future Wolf Gang Kill Them All, ou en rapide OFWGKTA.
Et ouais, quand une dizaine de skateurs des banlieues de Los Angeles se rassemblent pour exprimer son dégout du monde, son nihilisme total ou encore son culte du serial killer, et bien … ça fait du bruit !
Auto-producteurs de leur musique pour la plupart de leurs créations les gars du « Wolf Gang » sortent en seulement deux ans une grosse dizaine d’albums, dont la plupart disponible en téléchargement gratuit, comme leurs célèbres mixtapes. Seuls quelques albums comme Goblin sortent sur des labels.
Le collectif à pour grand gourou, le bien nommé Tyler, The Creator, qui à seulement 21 ans dirige ce grand bordel créatif ! Car OFWGKTA est extrêmement présent sur le net, à travers ses nombreux tumblr, comptes twitter et youtube, avec lesquels ils inondent sans fin le web avec des clips trashs, des vidéos humoristiques ultra décalées, ou encore des interviews et des lives. Toutes les pochettes d’albums, affiches, et le visuel sont aussi fait par le groupe, de façon manuelle, selon l’idéal punk du « Do It Yourself ! ».
Pour avoir visionné quelques vidéos de leur magnifique tumblr, je peux vous assurer que ces mecs sont des furieux malades mentaux en plein délire adolescents. Mais quand on écoute leur son, leur style parait comme une évidence, un flow froid, lent, à la limite du spoken word pour certains morceaux.
Les lyrics sont aussi à l’image du groupe, souvent ultra provocantes, elles sont souvent cryptées, assez complexes, ou à l’inverse le simple fruit d’un délire sans but autre que de vous faire marrer.
Pour citer seul les membres les plus importants, il y a Tyler bien sûr, Earl Sweatshirt, Frank Ocean, The Internet ou Mellowhype.
Côté sortie on vous conseille grandement le Goblin de Tyler ainsi que la Mixtape Radical, ou même la dernière et superbe OF TAPE Vol.2.
Je ne pourrais pas conclure sans un bon « Kill People ! Burn Shit ! Fuck School ! »
Hodgy Beats, Domo Genesis & Tyler, The Creator - Rello
Earl Sweatshirt - Orange Juice
Jasper & OFWGKTA - Swag Me Out
Taco, Jasper Dolphin & Tyler, The Creator - We got Bitches!
(Source : ntx-mag)
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Les insectes ont eu la côte en 2011 ! Un mois après qu’Amon Tobin sort ISAM et sa pochette représentant un papillon attaqué par des êtres étranges, Gang Gang Dance réitère avec cette bestiole de cristal, aussi énigmatique que leur musique… Ce qui n’a pas empêché Eye Contact d’être acclamé par la critique, figurant dans le top 2011 de nombreux classements pour les meilleurs albums de l’année ! Pas mal, non ?
Gang Gang Dance, c’est un groupe de cinq musiciens New Yorkais, comme on en trouve des centaines dans cette ville gigantesque…Autant être motivé donc ! Et il a fallu l’être pour Brian DeGraw et Tim DeWitt, lorsque la critique parla de “deconstructionist anti-music” et de “insane, rule-breaking almost-noise” à propos de leur ancien groupe, The Cranium. Pas besoin de traduire je pense, les mots parlent d’eux-mêmes, si bien que la formation s’est rapidement dissoute… Cependant, les deux hommes - respectivement claviériste et batteur - ont entre temps rencontré Liz Bougatsos en 1998, qui va devenir la chanteuse du groupe par la suite. Lorsque Gang Gang Dance apparait en 2001, deux nouveaux membres ont fait leur apparition: Josh Diamond, en tant que guitariste, et Nathan Maddox, comme second chanteur. Ce dernier ne fera pas long feu, puisque dès 2002, il se fera électrocuté par la foudre, pour être resté trop près d’un paratonnerre…Une mort qui aurait mérité d’être signalé aux Gérard !
Enfin bref, pour en revenir à notre groupe, Gang Gang Dance commence fort, en sortant deux albums en 2004, dont l’un ne possède aucuns titres, si ce n’est Untitled ! Déjà, la critique est emballée, notamment par Liz Bougatsos, dont les capacités et l’approche unique de chanteuse ont un grand rôle dans la popularité grandissante du combo new-yorkais. Un an après sort God’s Money, où le groupe propose une musique moins “foutraque”, avec une signature sonore qui se précise. Saint Dymphna (2008) marque encore une progression chez Gang Gang Dance, jusqu’à cet Eye Contact que je vous présente aujourd’hui…
Honnêtement, les voix aiguë je ne suis pas trop fan en général, malgré quelques exceptions…dont ils font parti ! Parce que derrière cette voix surprenante se cache de 4 autres musiciens - Ah oui, j’oubliais de signaler que depuis, Tim DeWitt a quitté la formation, tandis que Taka Imamura et Jesse Lee sont arrivé au sein de Gang Gang Dance… Bref, d’un côté la batterie tribale, et la basse bien ronde forment un rendu très “dansant”, auquel s’oppose une guitare tout en mélodie et un synthé avide de passage planant. Enfin, l’utilisation récurrente de nombreux sons électroniques apporte un réel plus au groupe, se complétant à merveille avec le clavier. Malgré tout, Gang Gang Dance n’en reste pas moins un groupe de rock, expérimental certes, mais dont la présence scénique les place un peu comme des “Shaka Ponk” beaucoup plus tourné vers l’improvisation en live.
En tout cas, c’est avec grand plaisir que nous les retrouvons dans ce Eye Contact, qui fait suite à un précédent album déjà bien inspiré ! Un groupe qui tient ses promesses, et à encore beaucoup de choses à nous dire, ou plutôt à nous faire écouter. Même Lee Perry ne s’y est pas trompé, puisque la légende du Reggae s’est empressée de créer des remix de certaines chansons non-éditées…