Billets comportant le tag 2011

Billets comportant le tag 2011
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Un album qui n’est plus tout à fait de dernière fraîcheur, puisqu’il date d’il y a plus d’un an, mais je m’y suis attaché ces derniers temps, d’où la chronique suivante. Pour ceux à qui Pat ne rappelle rien, sachez qu’il est le frangin de Juicy J, cofondateur des Three 6 Mafia avec DJ Paul. Originaire de Memphis, ce vétéran du Hip Hop en est arrivé au nombre de 8 albums solos, dont ce Loud Pack est le dernier en date.
Project Pat, c’est le type même du bon vieux nigga au look gangsta qui déblatère des horreurs à toute les sauces… du Dirty South en l’occurrence ! Le fait que les paroles soit en anglais change pas mal de chose pour nous autre français de base, puisque la plupart des paroles vont être difficilement compréhensibles, mais pas besoin d’être devin pour avoir une idée du contenu des textes (qui traite aussi de violence, de drogue, etc…) ! Attention tout de même, Patrick reste un fidèle croyant malgré ses penchants Hardcore, comme le montre la jaquette intérieure: “Thank God, the father, for his son Jesus who died on the cross and is alive today and thru accepting this we are Saved !”. Sans commentaire !
Maintenant que je vous l’ai présenté, passons au contenu de l’album que nous avons là. Autant le dire tout de suite, 5 chansons sur 16 (en comptant le bonus iTunes) ne sont pas originales et proviennent de mixtapes précédentes, avec un contenu plus ou moins remixé, à savoir « I Play Dope Boy »,« Bloodhound »,« Gang Signs »,« Dollar Signs » et « Niggas So Cut Throat », ce qui constitue un point plutôt négatif…
Le LP démarre sur « Duffle Bag », dont le piano plutôt lugubre couplé à une rythmique puissante pose direct les bases du style propre à la scène de Memphis, appelé Crunk -L’atmosphère plus sombre est beaucoup moins orientée vers le dancefloor qu’à Atlanta, ou on parle de Trap Music, bien que les deux soient des sous-genres du Dirty South-. Le titre suivant I Play Dope Boy continue sur le même tempo, avec des hats incessants et des “r” que l’on pourrait difficilement plus prononcer à l’américaine ! « I Ain’t Got Beef »dispose quant à lui d’un refrain plus qu’accrocheur, tandis que « Guess Who » aborde le thème angoissant du “mec dernière ta porte avec un flingue”. « Flashin’ » est un peu en deçà à mon goût, mais « Bloodhound » et son aspect lancinant arrivent à point nommé. Instru sympa sur « I Got A Question » alors que « Everythangs High » appuie à fond sur les grosses basses (j’oubliai de vous signaler que ce genre de Rap s’écoute fort !) Idem pour « Gang Signs », qui allie rythmique percutante avec ce flow si particulier, presque nonchalant. « Niggas So Cut Throat » est l’occasion pour Project Pat de ramener des potes, à savoir Brisco et cette crapule de Juicy J, que l’on retrouve deux titres plus loin pour une ode à la marie-jeanne. Entre, les deux « 7 Days A Week », avec encore ce côté “thriller” caractéristique du reste de l’album, et qui atteint son paroxysme sur les très bon « Money On My Mind » et « Penitentiary Chances ». L’opus ce termine sur un featuring avec les Three 6 Mafia ainsi que Rick Ross, mais la qualité d’enregistrement un peu moins nette nous rappelle qu’il y a pas mal de contenu non original. Le bonus « Roll Over » aurait tout aussi bien fait l’affaire sur la version de base, c’est pourquoi je le mets dans notre playlist !
Moralité, Project Pat n’a pas spécialement innové, mais ce qu’il sait faire il le fait bien ! Le but n’est pas ici de chercher de nouveaux fans mais de proposer de nouveaux morceaux aux habitués, bien que la plupart connaisse déjà une partie de la tracklist…Et puis pour ceux qui connaissent moins ça offre des sonorités nouvelles. Yeah Bit** !
Project Pat - I Ain’t Got Beef
Project Pat - Money On My Mind
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Asva ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais fait pourtant partie de cette liste de formation Doom où une poignée de musiciens talentueux on fait un passage avant de partir sur un autre projet de la même trempe. Voyez plutôt : ce groupe est né sur les cendres du célèbre Burning Witch, grâce à la collaboration de G. Stuart Dahlquist et B.R.A.D. Dès lors, Asva va connaître une succession impressionnante de membres autour de ce tandem. B.R.A.D a quitté le navire en 2008, pour fonder le Master Musicians of Bukkake -groupe qui risque de refaire parler de lui prochainement d’ailleurs-, mais Dahlquist est resté en tant que leader de ce projet qui n’aurait probablement pas survécu sans lui, bien qu’il ai également officié au sein de Sun O))) ou Goatsnake dans un même temps (de nombreux groupes de Doom Metal n’ont duré que très peu de temps, notamment des super groupes tels que Khanate, Thorr’s Hammer, Teeth of Lions Rule The Divine ou Burning Witch…)
Mais arrêtons-nous-en là pour les histoires de biographie interminable, ces problème de line-up ayant eu pour principale conséquence de les obliger à trouver un nouveau label à chaque fois… Mais ils ont peut-être enfin trouvé une certaine stabilité en signant chez Important Records, aux côté de Earth ou des Master Musicians of Bukkake justement, mais aussi des ex-Sonic Youth comme Thurston Moore ou Lee Ranaldo. Dahlquist s’est d’ailleurs justifié en précisant que tous ces allées-et-venues faisait parties de l’univers du groupe, qui n’en est pas un à proprement parler finalement.
Enfin bref, je déblatère à propos de pas mal de détails, mais venons en au fait, puisque que c’est tout de même ça qui nous intéresse ! Pour ceux à qui le Doom pourrait faire peur, Asva a toujours été une anomalie, aux accents Drone, mais avec la particularité d’être –à mon goût- très posée pour ce style, assez éloignée du côté lugubre et oppressant que l’on retrouve parfois. A vrai dire, on s’approche plus de sonorités « mystiques », aśva signifiant « cheval » en sanskrit, un animal noble et pour le moins vénéré dans de nombreuses cultures. Quant au titre de l’album, il évoque plus que de la spiritualité !
Ainsi, le premier titre « A Bomb In That Suitcase » fait la part belle à l’orgue dans un premier temps, accompagné de temps à autres part des chœurs lointains. Lentement mais sûrement, le morceau monte en intensité, jusqu’à ce qu’un puissant beat de batterie fasse son apparition, aussitôt suivit par une basse ronflante qui vont encore faire monté la tension d’un cran, jusqu’à ce que tout retombe tranquillement. On passe à la deuxième ? Nettement plus courte (06 :48 tout de même), « Birds » semble raconter la vie de cet animal : tout semble se passer bien au début, jusqu’à ce que tout change en un rien de temps. La basse prend le pas sur la voix douce du début, si bien qu’on assiste à un finish bien loin de celui auquel on peut s’attendre en commençant son écoute… La chanson éponyme demeure la plus longue. Là encore, Asva crée une atmosphère tout en montée. Petit à petit, l’orgue prend le pas sur la voix enfantine du début, puis c’est au tour de la basse et des chœurs de prendre le relais. En ce qui me concerne, le meilleur moment de l’album survient lorsque deux coups de crash s’abattent comme des massues. Le reste, à vous de le découvrir, difficile de raconter 24 mn en si peu de ligne, surtout lorsque l’on parle d’un titre d’Asva ! La dernière piste emprunte un schéma similaire. Les chœurs grondent, la batterie oscille entre une caisse claire tendue et une grosse caisse pleine de rondeur, pour un rendu particulièrement sec, quant à la basse, ses lignes rutilantes lui confèrent une profondeur impressionnante.
A vous donc de (re)découvrir ce groupe pour le moins unique, difficilement commentable de part son côté totalement planant. Méfiez-vous, les tracks peuvent sembler très longues à première vue, mais finalement on finit par tomber complètement dedans, voire un peu trop !
L’album ne comportant que 4 morceaux, nous avons fait le choix de ne mettre que deux chansons dans notre playlist cette fois-ci, notamment par respect des droits d’auteurs (Ne vous inquiétez pas, vu leurs longueurs il y a déjà de quoi faire !). Par ailleurs, les autres titres sont facilement trouvables en écoute libre.
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Miam ! J’oubliais presque que Brutal Truth avait réitéré il y a un an, et vous n’êtes pas sans savoir que le Grindcore a sa place bien au chaud sur ce blog… Pour commencer je ne m’éterniserai pas sur les questions concernant le line-up du groupe, pour la simple et bonne raison qu’il n’y a rien eu de neuf à ce sujet. Pour ceux qui n’avait pas suivi l’épisode « reformation » de 2006, trois membres d’avant la dissolution reprenaient leur job (Lilker, Hoak et Sharp), tandis que la place vacante laissée par Brent McCarty revenait à Eric Burke, déjà reconnu auparavant au sein de Nuclear Assault et Lethargy.
Le nouveau matériel de Brutal Truth est sorti officiellement le 27 septembre dernier, divisé en 23 pistes, et accompagné pour les versions Deluxe de 5 reprises de groupes tel que D.R.I, Discharge ou bien Napalm Death; ainsi que de la version violente de « Swift et Violent », en opposition à la version swift de cette même chanson (forcément !), même si la notion de violence peut être assez subjectif ici… Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’intro n’a pas été laissé de côté sur cette album : le morceau « Malice » ouvre le bal avec une entré plutôt expérimental, suivi par un « Simple Math » qui démarre en trombe. On retrouve avec plaisir les morceaux déstructurés rythmiquement qui ont fait la réputation des New Yorkais, pour un rendu très convaincant. Question lyrics, les thèmes récurrents refont également surface, traitant aussi bien de l’écologie (« Killing Planet Earth », « Echo Friendly Discharge ») que du port des armes (« .58 Caliber », « Celebratory Gunfire ») ou de la maladie sur « Fuck Cancer ». De la variété donc, et à toutes les échelles : des gémissements de « Gut-Check » au concentré de violence « Trash » en passant par la phase Doom/Death de « Drink Up ». Et d’une manière général, un renouvellement des riffs permanent, en témoigne « Old World Order » ou « Addicted ».
Jusqu’à la 22ème piste, tout sa passe bien, sauf que pour la fin je reste assez…dubitatif. Étant amateur de Drone, je me fais parfois une joie d’écouter un mec faire hurler sa gratte pendant une heure… Mais c’est vrai que j’ai été très moyennement convaincu par la fin complètement foutraque que sont les 15 minutes de « Control Room ». Et niveau batterie, fuck le métronome n’est-ce pas ? Sauf que là on a juste l’impression que c’est du grand n’importe quoi. Dommage. Heureusement, les covers de l’édition Deluxe me tendent les bras, pour peu qu’elle fasse 10 secondes dans la moitié des cas !
Quoi qu’il en soit, End Time reste un album très satisfaisant, et bien que les expérimentations de l’outro n’aient pas été couronnées de succès à mon goût, cet opus n’en demeure pas moins un bon cru. On attend le plat de résistance désormais - à moins qu’il ne soit déjà passé (ce que je ne leur souhaite pas) ?
Brutal Truth - The Nightmare Continues (Discharge Cover)*
*Bonus Track de l’édition Deluxe
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Arrivé en grand pompe cet automne du fameux “tr3z1ème” album de ce combo phare de la scène thrash. Je n’ai pas dans l’idée de vous causez une overdose de Metal, mais il faut avouer qu’il y a du nouveau en ce moment, comme je vous en parlais il y a quelques temps (Le Thrash Metal). Tout le monde sort un album, notamment des grands noms: Megadeth donc, mais aussi Kreator avec Phantom Antichrist (2012), Day of Reckoning de Destruction (2011), The Electric Age pour Overkill (2012), Anthrax bien sûr (Workship Music), le Dark Roots of Earth de Testament (prévue pour le 31 juillet), ou encore Tankard et un nouvel album prévue pour 2012… Vous l’aurez compris, notre but n’est pas de couvrir tout ces albums, cela serait trop fastidieux, d’autant que notre blog n’est pas exclusivement consacré au Metal ! A vous donc de découvrir toutes ces perles, puisque apparemment, la plupart sont réussis, vous ne le regretterez pas.
Parmi cette multitude d’albums, j’en ai donc choisi un. Pas parce que Megadeth est le meilleur de tous, ni même le plus connus- les albums cités plus haut sont des albums de pointures, je ne vous parle même pas de ce qui a pu sortir ces derniers temps chez les groupes plus petits ! A vrai dire il n’y a pas vraiment d’explications à cela, mis-à-part peut-être la médiatisation qui a été fait autour de ce nouvel opus. Pas très logique venant de nous, mais il fallait choisir !
Il faut dire que Th1rt3en semblait très important pour Dave Mustaine, qui avait plein de raisons plus ou moins évidentes pour y être aussi attaché : « J’ai commencé à jouer de la guitare à 13 ans et c’est notre 13e album et je suis né le 13. Aussitôt que j’ai dit que j’allais l’appeler 13, j’ai commencé à remarquer le 13 partout… » On est presque étonné que le titre apparaisse en lettre plutôt qu’en chiffre, mais vu la typographie on se dit que Mustaine a du être assez maniaque pendant cette période ! Toujours est-il que l’album n’en demeure pas moins réussi, bien qu’un éventuel retour aux sources ne soit pas vraiment fait. Enfin c’est ce que l’association entre anciennes compos et nouveaux morceaux laissait entendre implicitement. On a plutôt là un son bien lourd et moderne, plus que pour Endgame (2009) ou la basse était plus noyé dans le mix pour un son plus brut. D’une manière générale c’est pour les basses en général dont il est question, car les grosses caisses bien grasses ressortent également plus sur Th1rt3en. Pour le reste c’est clairement signé Megadeth avec des ponts ressemblants très souvent à des mini-solos, et des structures plus alambiquées que pour le commun des artistes Rock (Tout les groupes ne débutent pas leur titre par un solo de gratte !). Dans l’ensemble on aborde un peu tout les types de Metal corsé sans tomber dans les extrêmes : « New World Order » sonne Heavy, tandis que « Fast Lane » et ses rafales de doubles rappellent beaucoup plus Speed. Certain pourrait être étonné par le manque de « binaire » pour du Thrash, mais connaissant ce groupe rien d’étonnant puisque chez eux la technicité est aussi importante que la puissance dégagé. Les californiens restent toutefois fidèles à eux-mêmes sur des morceaux comme « Sudden Death » ou « Guns, Drugs & Money » qui demeurent efficace, surtout pour le premier qui signe une intro ponctuée par un solo particulièrement rapide ! Megadeth aborde toutefois certains morceaux de manière plus lente, notamment sur la dernière piste baptisé « 13 ». Logique pour un album constitué de treize tracks !
Peu de surprise pour cet album néanmoins très soigné, qui témoigne d’une scène Metal en très grande forme comme je vous le disais plus tôt. Quant à Dave Mustaine, il doit presque regretter d’être déjà en 2013 !
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“Moins on n’en sait, mieux on se porte”. On va dire que cet adage sera une réponse suffisante à la question que beaucoup se sont posé depuis 2009: pourquoi était-ce si long ? Enfin bon, il est là, c’est le principal vous me direz ! Apparemment ces 5 années furent dédiées à la quête de samples, qui constituent presque entièrement l’album… Comme d’hab’ d’ailleurs, rappelons-nous que son premier LP de 96, le célèbre Endtroducing, figure dans le Guiness Book pour être le premier album entièrement composé de sampling, propulsant Shadow comme une des figures du Hip Hop instrumental. Un travail qui doit être fastidieux puisqu’il possède une collection incroyable de Vinyls et autres enregistrements, plus de 60 000 en 2007, on présume qu’elle a encore dû grossir depuis !
Seize titres figurent sur ce nouvel album, allant de 28 secondes à 6 minutes 30 pour la plus longue… Et on commence par un premier titre bourré de collage mais sympa, “Back To Front (Circular Logic)”, puis on enchaîne avec “Border Crossing” qui nous rappelle que Josh Davis aime le Metal (son cousin est le guitariste de Hard Rock Richie Kotzen…). La minute d’après on se retrouve avec un bon vieux Hip Hop avec Talib Kweli et Posdnuos en featuring, suivi par deux ballades…Un peu déconcertant, d’autant qu’une autre surprise vient avec le titre “Warning Call”, encore différent puisque Tom Vek chante dessus (un autre artiste qui aime prendre son temps !). Un peu plus loin un titre a attiré mon attention, le très posé “Enemy Lines”. En effet, c’est avec ce dernier que j’ai pu remarquer la participation d’un batteur sur cet album, et pas n’importe qui: Stanton Moore, un maitre du groove habitué des studios, capables d’assurer aussi bien pour du Jazz que pour du Metal ou du Funk, dont on peut également admirer le jeu sur l’interlude qui suit ! On continue avec le très sympa “Redeemed” suivi de “Run For Your Life”, dont la nervosité suggérée par le titre est bien présente. Après une sorte de monologue assez étrange sous le nom de “Give Me Back The Nights”, on revient dans le vif du sujet dans “I Gotta Rock”, et vient ensuite “Scale It Back” sur lequel participe le groupe de Synthpop Little Dragon. Je ne reviens pas sur la seconde partie du premier morceau, qui reste dans la même lignée avec des samples en veux-tu en voilà ! Et on termine sur une touche de violon avec “(Not So) Sad & Lonely” qui complète la 5ème piste de l’album…
Résultat on a un LP constitué d’éléments très divers, et on oscille entre des morceaux d’horizons complètement variables, ce qui est assez déroutant, mais la plupart des chansons se valent, ce qui n’est pas gagné pour une personne aussi attendue que DJ Shadow.
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C’est toujours une fierté pour un groupe d’être reconnu par ses pairs comme ayant le “truc” qui les différencie des autres, qui permette de se dire en l’écoutant :”Ah, Ça, c’est les Roots”. Mais ce n’est pas une fin en soi… Et eux l’ont bien compris, repartant cette fois-ci pour leur 10ème album, avec pour concept l’existence d’un homme fictif, Redford Stevens. Pour tout dire, je n’ai été que surpris à moitié en constatant les critiques élogieuses faites à propos de cet album, puisqu’on a là un vrai pont entre le passé et le présent. Tout en gardant cette patte Hip Hop marquée par de multiples influences, on constate une fois de plus une évolution chez The Roots. Entre un côté intemporel et une modernité affirmée, on obtient donc un album très cohérent, servi par des collaborations très appréciables, comme celle de Big K.R.I.T, Dice Raw ou Greg Porn.
Le choix de l’album concept est loin d’être anodin. En effet, le nom du personnage provient déjà d’une chanson de l’artiste Indie Sufjan Stevens. Cette influence Indie, on la retrouve beaucoup dans cet opus, peut-être même plus que dans le précédent How I Got Over (2010). Ensuite, cette manière de concevoir Undun permet d’appréhender l’album avec une certaine logique…En théorie ! L’originalité de l’album étant la chronologie inversé, surtout vis-à-vis des textes…Pour le coup, la formation demeure fidèle à elle même en exposant la triste de vie de ce personnage contraint de vivre par le crime afin de profiter du peu de chose que son existence pourri lui propose…Celle que l’on voit sur la jaquette… Des paroles engagées donc, mais qui n’exposent pas tant la fatalité de la situation que la résignation, que ce soit dans le ton affirmé de Black Tought ou dans les parties instrumentales. Ainsi, les guitares funky de “Kool On”, ou les intonations Soul de “One Time” ou “Lighthouse” apportent de la chaleur par moment, l’espoir peut-être ? Moi qui vous parlais de modernité tout à l’heure, on la retrouve donc avec des basses très profondes, alors que la caisse claire de Ahmir “?uestlove” Thompson est au contraire assez appuyée, pour un rendu percutant. On retrouve également des sons presque 2-Step sur le morceau “Sleep”, ce qui est plutôt surprenant pour un groupe formé en 87, mais qui prouve une fois de plus que les Roots sont rois lorsqu’il s’agit de se renouveller ! Le Hip Hop n’est pas en reste bien sûr, en témoigne les beats incisifs présents sur “The OtherSide” ou “Tip The Scale”. Même la musique classique est là, avec des arrangements de cordes, notamment sur les derniers titres pour une fin totalement apocalyptique !
Vous l’aurez compris, ce n’est pas cette fois-ci que j’irai à l’encontre des reviews faites auparavant. J’en suis presque à me demander si les Roots n’ont pas déjà songé à changer de nom tellement leur musique se métamorphose en permanence, sans jamais rester accroché au passé !
The Roots - One Time (feat. Phonte & Dice Raw)
The Roots - Kool On (feat. Greg Porn & Truck North)
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Un an seulement après leur premier album “officiel” baptisé Platypus Funk, avec lequel ils ont répandu leur Hip Hop survitaminé, A State of Mind est revenu nous voir dès l’automne 2011 avec cette nouvelle réalisation, qui fleure bon les années 70 ! A l’image d’une pochette d’un kitsch totalement assumé, le trio montre qu’il n’a rien perdu de son 2nd degré, que l’on retrouve tout au long de cet album.
Le risque pour ce genre de groupe aurait été de tourner en rond une fois l’effet de surprise passé… Mais il n’en est rien, puisqu’ils ont même su développer de multiples collaborations ces derniers temps afin de se renouveler toujours plus, comme en témoigne le nombre de “featurings” présents sur l’opus précédent - ce qui n’est pas un gage de qualité bien sûr, loin de là, sauf que dans le cas de A.S.M, c’est tout un partenariat qui s’est développé avec des artistes comme Wax Tailor ou La Fine Équipe… Pour ce nouveau Crown Yard, il semblerait à première vue que ces participations externes sont moindres. Faux. C’est pour l’album tout entier que les musiciens habituellement “live” ont été conviés, avec notamment l’appuie des membres de 6ix Toys et de Rice Krispies pour les cuivres, ainsi que l’apparition de la flûtiste française Ludivine Issambourg, qui assure également aux côtés de Jean Christophe le Saoût alias Wax Tailor… A l’arrivé on obtient un joli melting-pot des nationalités, d’autant que le trio est déjà composé à l’origine d’un MC allemand/canadien (Green T), d’un autre rappeur allemand (Funk.E Poet), et d’un DJ anglais !
Venons-en aux faits maintenant. La principale qualité d’un album comme celui-ci est de vous donner la pêche, même un dimanche pluvieux, avec une touche funky omniprésente, amenée aussi bien par les cuivres que par les bons vieux samples à la “Starsky & Hutch” ! Mais à l’instar du personnel ayant participé à la conception de Crown Yard, c’est un vrai voyage à travers l’histoire de la musique que A.S.M a entrepris de faire: aux mélodies Slow de “Lovelife” ou de “Rawskank Redemption” répondent les choeurs africains de Mattic sur “Testimony”, les skanks Reggae de “Hide & Seek” ou de “The Heist” face aux rythmes Disco endiablés de “Don’t Look Back”… Dans le genre, la plus marquante reste sûrement la dernière “Limbo”, ou on retrouve à la fois une première partie marqué par le Jazz et la Soul, puis une seconde plus Jungle. Bref, un rendu pour le moins hybride, habilement complété par les paroles des deux maîtres de cérémonies.
Pas une minute à perdre donc, le jeu en vaut la chandelle, que ce soit pour l’acheter ou tout simplement pour l’écouter. Sachez d’ailleurs que des podcasts à télécharger gratuitement sont présente sur le site du groupe (Podcasts A.S.M), alors n’hésitez-pas !
A.S.M - Hide & Seek (feat. Cornell Campbell)
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Saxon fait partie de ces groupes que j’apprécie pour leur volonté permanente de continuer encore et toujours à poursuivre le travail, même si le résultat peut sembler assez similaire au fil des albums… Tandis que d’autres se repaissent tranquillement sur leurs acquis d’il y a parfois 30 ans, ceux-là continuent d’enchaîner les albums et le traditionnel Bus/Live des tournées, à 60 balais révolus pour certains… En sortant des albums tout les deux-trois ans, Saxon fait vraiment parti des membres encore actifs figurant déjà depuis longtemps au Panthéon du Heavy Metal.
Nous voilà donc avec le dernier de 2011, baptisé Call To Arms. La jaquette signe dès le départ l’envie d’un retour aux sources, assumé par le chanteur Bill Byfford, qui annonçait volontiers qu’ils souhaitaient « revenir à leurs racines ». A savoir la grande époque du début des années 80, où Saxon mais aussi Iron Maiden, Judas Priest ou Def Leppard faisaient fureur, tous rassemblés sous l’étiquette de la New Wave of British Heavy Metal. Si bien que l’édition Deluxe (Version Américaine) de cet album comporte un Live d’une demi-heure datant de 1980, ce qui est plutôt pas mal !
Pour ce qui est du contenu, je serais tenté de dire du pur Saxon : ceux qui chercheront un grand renouveau seront déçus (pas de surprise en même temps), mais les fans habitués seront eux soulagés. On commence avec le puissant « Hammer of The Gods », qui démarre en trombe cet album, avec de grands roulements de toms, la voix de Byfford toujours en forme et un bon vieux solo de gratte. Que demande le peuple ? Vient ensuite le nostalgique mais sympa « Back in ‘79 », puis Saxon en remet une couche avec « Surviving Against the Odds », avant de signer deux chansons plus posées et mélodiques, dans une veine « Iron Maiden » je serai tenté de dire : « Mists of Avalon » et l’éponyme « Call To Arms », avec une version instrumentale de cette dernière pour clore cet opus. Entre les deux, d’autres titres très plaisants, comme le Heavy « Chasing the Bullet », la ternaire « Ballad of The Working Man », plus Rock’N’Roll, ou Afterburner, clairement Speed Metal dans l’esprit avec une batterie particulièrement rapide mais hyper carrée ! Classique mais efficace donc, quant à ceux qui penseraient que Saxon commence vraiment à être rouillé, ce Call To Arms les contredit totalement. D’autant qu’un prochain rendez-vous est annoncé dès 2013, comme quoi !
Saxon - Ballad of The Working Man
Saxon - Live At Donington (1980)
Liste des titres du Live :
01 Motorcycle Man
02 Still Fit To Boogie
03 Freeway Mad
04 Backs To The Wall
05 Wheels of Steel
06 Bap Shu Ap
07 747 (Strangers In The Night)
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Et revoilà ces maudits irlandais ! Où plutôt leurs ancêtres, puisque aucun des membres actuels ne sont nés en Irlande, mais plutôt dans la région de Boston aux USA… Pourtant c’est vrai qu’à première vue on ne ferait pas trop la nuance ! Quoi qu’il en soit, la sortie il y a un an de leur dernier album va nous permettre de revenir sur ces références de la scène Oi! américaine, qui ont su populariser petit à petit la musique traditionnelle irlandaise depuis maintenant 16 ans.
Comme je le disais donc, Dropkick Murphys a vu le jour en 1996 à Quincy, une ville limitrophe de Boston, Massachusetts, au cœur d’une communauté d’anciens émigrés Irlandais. Très attaché à ses origines, c’est notamment lors des fêtes de la St Patrick que Dropkick Murphys a gagné en notoriété, jouant un savant mélange de Street Punk et de musique trad’ celtique, enchaînant tour à tour chansons de Punk Hardcore avec des hymnes Folk - adaptés ou composés d’ailleurs…si bien qu’on le considère comme un des principal pionnier du Punk Celtique (bien qu’ils citent The Pogues comme une influence énorme), un genre de musique que les bretons apprécie particulièrement !
Actuellement Dropkick Murphys compte pas moins de 7 membres, dont plusieurs manient certains instruments plus ou moins traditionnels: bodhrán, cornemuse, tin whistle, mais aussi mandoline, banjo ou accordéon ! A cela s’ajoute bien sur les habituelles guitares, basse et batterie, car ce groupe n’en reste pas moins une formation Punk, qui sait envoyer la sauce ! Et justement le live, ils connaissent bien les bougres, et ce n’est pas un hasard si l’édition Deluxe de cet album contient le live au Fenway Park - un stade de Baseball, car il faut savoir que Dropkick Murphys soutient de nombreuses formation sportives, notamment de hockey et de baseball…
Venons-en à l’album en lui même maintenant. Going Out In Style a beau être leur 7ème album studio, il n’en reste pas moins le premier album-concept de la bande, retraçant la vie de Cornelius, un irlandais ayant émigré aux États-Unis… Bien que ce personnage soit fictif, une majorité de ses aventures ont été vécus par les grand-parents des musiciens du groupe, apportant un côté très réalistes aux paroles des titres. Côté son, la critique a très bien reçu l’album, et je la rejoindrais en affirmant que leur musique est toujours plus éclectique à chaque fois, servant vraiment le récit des aventures de cet homme. Pas mal de chansons sont vraiment cool à reprendre en cœur, d’autant plus que le chant est plutôt rageur ! Comme toujours, une reprise de chanson très traditionnelle arrive en dernière place, avec The Irish Rover.
Going Out In Style est le parfait exemple nous montrant que Dropkick Murphys en a toujours sous le pied, d’autant qu’une suite a été annoncé fin 2011. Et je peux vous assurez que vous n’avez pas fini d’en entendre parler !
Dropkick Murphys - Hang ‘em High
Dropkick Murphys - Memorial Day
Dropkick Murphys - Broken Hymns
Dropkick Murphys - Deeds Not Words
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Demandez du gras, en voilà ! Autospy a fait en 2009 sont grand retour sur le devant de la scène, après 14 ans de disette pour les fans… C’est long quand même ! Fort heureusement, Chris Reifert et Danny Coralles sont resté avec Abscess, mais ça faisait depuis 2 ans et la première réunion avec Eric Cutler qu’on savait que Autopsy préparait quelque chose…
Oula oui, petit rappel : c’est en 1987 que ce groupe de Death Metal fait son apparition, fondé par le batteur-chanteur Chris Reifert. Les débuts du groupe font suite à une histoire toute bête: Reifert faisait jusqu’alors parti du fameux groupe Death, considéré comme les pionniers du Death Metal, et du Grindcore également. Après la sortie de leur premier album, Mark Schuldiner (l’autre membre de Death) souhaitait repartir vers la Floride, afin d’y poursuivre la carrière du groupe, mais Reifert décida de quitter le groupe pour rester en Californie ! (Rassurez-vous, ils sont restés amis, du moins jusqu’à la mort de Schuldiner des suites d’une tumeur en 2001…) Et c’est ainsi que Chris Reifert fonda Autopsy en compagnie des guitaristes Danny Coralles et Eric Cutler, dans un registre très gore… ce qui fit son succès, notamment grâce à des pochettes très “sanglantes” ! En 1995, le groupe se dissout, non sans laissé derrière lui Abscess, qui est composé des mêmes membres, mais sans Cutler, et plus tourné vers le punk Hardcore…Entre temps, Autopsy a eu le temps de devenir une des références du genre !
Lorsque j’ai écouté Macabre Eternal, j’ai été piqué au vif: on a l’impression que le groupe ne s’est jamais séparé, et que l’on a affaire au groupe de la grande époque ! On retrouve ce même son si familier, avec une guitare sombre, une basse bien lourde et cette batterie ravageuse ! Et que dire du chant, tellement dans le “vrai”, magistralement orchestré par Reifert qui assure derrière les fûts en même temps (et occasionnellement par Cutler) ! C’est également avec plaisir qu’on retrouve ce côté un peu “caméléon” de Autopsy, avec tantôt des morceaux très Doom/Death - n’oublions pas qu’ils ont grandement aidés ce sous-genre à se développer -, tantôt beaucoup plus brutaux et rapide, avec toujours cette puissance très “punk” ! Même l’artwork est dans l’esprit, pour la simple et bonne raison que c’est Wes Benscoter qui s’y est collé, un habitué des jaquettes de bons vieux groupes de Metal ! A signaler que le combo californien semble enfin avoir trouvé un bassiste susceptible de rester quelques temps en la personne de Joe Trevisano - il ne sera jamais que le 7ème en 12 années d’activité, soit presque un tous les deux ans !
Un gros retour en force de Autopsy donc, et ce n’est qu’un début (ou un nouvel épisode devrais-je dire !) Si vous en avez l’occasion, courrez pour aller les voir en Live, ils n’ont pas toujours l’occasion de passer en Europe, et encore faudrait-il que ce soit en France ! On attend le prochain avec impatience !
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Trois ans après Cycle (2008), Cursed est sorti il y a de ça un an déjà. Voyons ce que ces finlandais déchainés nous ont pondu cette fois-ci !
Pour commencer, notons l’arrivée de Kristian Toivainen qui entre temps à repris la place de bassiste laissée vacante par Toni Pihlaja, qui a œuvré pendant cinq années avec Rotten Sound (« son pourri » en français !). Pour rappel, trois autres membres sont présent dans le combo de Vaasa, dans une configuration « classique » : Keijo Niinimaa (alias “G”), qui s’arrache les cordes vocales depuis les débuts en 93 ; Mika Aalto (alias “Q”), l’autre membre fondateur qui s’occupe de la composition comme tout bon guitariste de base ; et Sami Latva, qui possède chacun des trois grands point nécessaire pour jouer du Grind derrière les fûts : vitesse, endurance, vélocité…
Vient ensuite un constat : Rotten Sound est bourrin, 18 ans dans le métier ça laisse des traces ! Avec eux, pas de concession, même si c’est bien exécuté : les chansons ne dépassent pas les 3 minutes, mais pourtant il n’y a « que » 16 pistes serait-je tenter de dire (en même temps on y’en a deux fois plus en moyenne chez la plupart des groupes de ce genre !). Niveau musique, on n’est tout de même pas au niveau d’un album comme Exit (2005), et on sent que Aalto a fait dans le simple pour la composition, si bien qu’il n’y a pas vraiment de chansons qui se démarquent les unes des autres, et que le rendu final fait un peu déjà vu – ils en sont tout de même à leur sixième album, sans compter tout les splits, EP et j’en passe… Mais bon, Rotten Sound n’est quand même pas le groupe le premier venu (surement pas même !), et ça déménage bien ! Ce n’est pas le genre de musique où on va se prendre la tête, le but est juste de se défouler en résumé ! On ne va pas bouder notre plaisir non plus, cet album est loin d’être un « raté » parmi leur discographie, les bases sont là, c’est juste au niveau de l’imagination que ça pêche un peu au final.
Verdict donc : pas mal franchement, mais il faudrait peut-être que les compos soit un peu plus novatrices, on peut penser notamment à l’inspiration Crust des albums précédents, assez peu présente sur cet album. Mais question Grindcore, Cursed fait le boulot, et c’est tout ce qu’on lui demande !