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'No ThanX I Prefer My Music'

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Interview #3 - In The Canopy

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Un rock doux, éthéré et plein de rêveries, c’est ce que nous offre le jeune groupe parisien In The Canopy, qui accepte aujourd’hui de répondre à nos questions.


Alors commençons par le commencement, comment en êtes vous arrivés à former In The Canopy ? Présentez nous votre petite histoire.

Joachim : Et bien à la base, le groupe s’est formé autour de Thomas et moi. En fait c’est pendant mes années d’études à Marseille que j’ai commencé à gratouiller de la guitare puis à faire des compos avec le Garage Band de mon colloc de l’époque. Puis je suis arrivé à Paris et avec l’envie de faire de la musique avec un groupe. Donc Tom est moi on s’est rencontré, et tu vas voir comme c’est romantique, sur un site de rencontre pour musiciens qui s’appelle Zinkinf… Et en bon couple qui se ménage ses premiers rencards, je suis allé un dimanche matin de lendemain de cuite le rencontrer dans la brume de Troyes dans l’aube où il travaillait encore à l’époque. Il est ensuite venu vivre sur Paris avec moi et nous avons rencontré le batteur, l’autre Thomas du groupe par ce même site. Notre premier concert live à 4 s’est fait le 19 Mars 2011 et ça s’est assez bien passé pour qu’on puisse sortir notre 1er album, direct un live pour le coup. Nous avions également rencontré notre premier bassiste par ce site (ah Zinkinf quelle émotion). Et depuis Août 2012 nous jouons avec Erwan que nous avons rencontré par la musique cette fois, le 21 Juin dernier (ah la fête de la musique quelle émotion).

Parler d’un album est une chose assez subjective, mais j’ai bien envie de vous demander comment vous, en tant qu’acteur, vous voyez votre travail ?

Joachim : Alors pour ce premier travail en studio, pour ce premier EP, nous avons essayé de directement mettre en œuvre ce que nous sommes… Au plus près… Avec sincérité et en glanant le moins possible les recettes de nos aînés et autres groupes phares… Et ce qui est marrant (je pense à ça parce qu’on nous a posé la question de l’influence d’Alt-J sur nos compos) c’est qu’Alt-J a sorti son 1er album peu de temps après que nous ayons fini les prises et le mix du premier single Never return… Et ouf parce que cet album est fantastique. Autant dans la méthode de travail que dans la production musicale, nous avons fait seuls, enfermés, le groupe et notre ami Maxime Lunel qui a enregistré et mixé l’EP. Et l’opportunité de pouvoir travailler avec du temps et de l’espace mental dans le studio de Maxime y est pour beaucoup (NDLR : Studio Mastoïd à Pantin). Ce premier EP se voulait être une carte de visite exhaustive des différentes ambiances qui nous sont chères : L’interrogation de l’absurdité de notre temps, l’implication dans les problématiques du réel comme point de départ à la planante, à l’éthéré, à l’allégorie, à l’élévation, à la prise de distance et au départ. Donc, pour répondre plus directement, nous vivons ce « travail » avec le plus de distance et de lucidité possible mais avec le plus grand kiffe aussi.


Thomas :
L’idée était aussi d’utiliser le studio pour donner une dimension supplémentaire à des morceaux que nous avions déjà enregistrés pour 3 d’entre eux en live. Nous avons eu la chance de pouvoir prendre notre temps pour essayer des choses, tant au niveau des arrangements que du mix. Le risque était de perdre l’ « essence » de morceaux que nous aimons aussi dans leur squelette originel guitare-voix. Le regard un peu plus distancié de Maxime était utile pour nous faire sortir de nos habitudes ou au contraire pour nous ramener dans le droit chemin parfois.

Quel est votre processus de création en général ? Travaillez-vous à partir d’une mélodie ? D’une rythmique ?


Thomas :
En fait la moitié des morceaux est composée et arrangée par Joachim et l’autre moitié par moi. Personnellement, ça commence souvent par un plan de guitare qui me trotte toujours dans la tête après une nuit de sommeil, premier signe encourageant. Puis une première idée de mélodie arrive qui, après vérification auprès de mes archives musicales mentales, s’avère miraculeusement ne pas être issue d’une face B obscure d’un single de PJ Harvey ou autre. Et ensuite le processus est enclenché.


Joachim :
Pour ma part, je pars souvent d’une guitare voix et je sens que je tiens un truc, une compo, quand ça m’amène plein d’images, de paysages, et d’envie. J’enregistre alors rapidement cette première étape et y rajoute un beat, souvent Hip Hop ou Electro… Puis les chœurs, les nappes de synthés, enfin la basse et ça coule comme une phrase qui prend sens au fur et à mesure qu’on s’entend la prononcer… Avec là dedans le plaisir de l’exercice qui est éviter ses propres écueils, le trivial, les automatismes, les trucs déjà faits… Et enfin on sort le tout du four et on va arranger tout ça à quatre avec tout le groupe.

On remarque des influences vastes, comme Radiohead si je ne me trompe, quels sont les autres groupes qui vous on fait rêver, et qui vous on aidé à vous construire musicalement ?

Joachim : Ce qui, je crois, est intéressant dans le groupe, est que Thomas et moi avons des références communes et en même temps des influences différentes. Thomas ne s’est jamais tout à fait remis je crois du talent insolent de Jeff Buckley, et son passé de batteur l’amène à revendiquer des groupes aux tournes mélodiques ciselées et aux rythmiques bien barrées comme Deerhoof. Il se sent aussi proche des expériences polyrythmiques de la scène new yorkaise « modern jazz » et ça se ressent pas mal dans ses compos. Quant à moi je suis influencé par les paysages des Fleet Foxes ou des Grizzly Bear et tout ça souvent agrémenté d’un mouvement de tête en mode Hip Hop ou Electro à la sauce Flying Lotus ou Modselektor par exemple. Mais au milieu de tout ça, ou au dessus de tout ça je sais pas, il est vrai que la bande des Thom Yorke, Johnny Greenwood et Nigel Godrich nous reste la référence la plus importante.

Après cet EP avez-vous des projets ? Un album par exemple ?

Joachim : L’histoire de l’industrie de la musique étant ce qu’elle est, l’idée d’un album à tout pris et par principe nous est un peu passée… Nous avons plutôt envie de sortir petit à petit les morceaux que nous avons recommencés à enregistrer au studio… Donc ce sera plutôt 2ème EP et morceaux distillés. Par ailleurs, nous avons de plus en plus envie de collaborer avec des vidéastes pour faire vivre notre musique visuellement. Le visuel, que ce soit par l’artwork ou la vidéo, est vraiment un moyen d’expression, dans le projet, tout aussi important que la musique.

Thomas :  Et on se prépare aussi une petite tournée dans le sud pour Mai qui devrait donner du Saint Etienne, Aix en Provence, Marseille, Monaco, Nice, Grenoble, Chambéry et Lyon.

Et enfin votre TOP5 des meilleurs albums (pour vous bien sûr).

Thomas : Alors pour cette question longtemps attendue mais tant redoutée des meilleurs albums on va faire moitié moitié Jo et moi avec un en commun.
De tous les temps :
- Jo: Radiohead “In Rainbows” / John Coltrane “A Love Supreme”
- Tom: Deerhoof “Offend Maggie” / Joshua Redman “Moodswing”
- Au consensus: Björk “Vespertine”

Joachim : Mais je ne pars jamais en vacances sans Fleet Foxes “Helplessness Blues” et Grizzly Bear “Veckatimest” (merde j’en ai dit plus j’ai triché bon la prochaine fois j’y arriverai).
Thomas: Haha… Bon ben du coup Prysm “On Tour” et PJ Harvey “4-Track Demos”!

Merci beaucoup !

Site Officiel

In The Canopy - Never Return

(Source : ntx-mag)

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Interview #2 - Monogold

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Aujourd’hui rencontre avec un groupe rock-indie de Brooklyn, Monogold. Keith Kelly répond à nos questions.

Tout d’abord pourrais-tu nous expliquer l’histoire du groupe, son évolution, … etc.
L’histoire de Monogold a commencé en 2000 quand Jared et moi étions à l’école ensemble. Il était  inscrit comme responsable de composition en studio dans le conservatoire de musique et j’étais dans le milieu des beaux arts. Pendant ces années il y a eu de nombreux changements de line-up et de nom, mais au final, c’est seulement avec moi et Jared qu’en 2009 Monogold fût nouvellement créé. Nous avons commencé à enregistrer l’EP We Animals et ensuite une troisième personne a rejoint le groupe, Mike, qui solidifia le style actuel et le line-up.

C’est probablement une question étrange, mais aimez-vous Yves Klein ? Et particulièrement son “Monogold”, car quand j’ai entendu le nom de votre groupe pour la première fois j’ai directement pensé à ses toiles du même nom. Il y a un lien entre le groupe et ces toiles ?
Le nom le « Monogold » vient directement de l’artiste Yves Klein !! On ne nous avais jamais demandé cela auparavant, je dois d’habitude expliquer aux gens qui est l’artiste et ce qu’il a fait, c’est bien vu ! Ouais j’ai aimé l’histoire de ses peintures Monogold, donc nous avons simplement “emprunté” le nom.

Comment décririez-vous votre musique ?
Je suppose que je définirais notre musique comme colorée, expansive, viscérale et avec étrangement, un côté familier. Pas familier comme quelque chose que vous avez entendu auparavant, mais familier comme quelque chose que chacun connaitrait inconsciemment.

Connaissez-vous (personnellement) d’autres groupes de la scène indie ? Et que pensez-vous de ce genre aujourd’hui ?
Où nous vivons, écrivons et composons, à Brooklyn Williamsburg, c’est si saturé de musique, que connaitre les gens qui font de la musique est très difficile. On a joué avec pas mal de groupes vraiment doués, Tiny Victories, Twin Sister, Haunted Hauses … C’est vraiment excitant d’être constamment entouré par tant de nouvelle musique ! Le genre est si éclectique et si expansif, je ne pourrais pas spécifiquement expliquer ce qu’est le genre désormais. De l’étrange expérimentation minimaliste, à l’électro agressive, au lo-fi, il y a vraiment de tout. Je suppose que tant que c’est intéressant, tout est bon.

Et maintenant ton top 5 des meilleurs albums.
Mes 5 premiers albums … bien je suppose que c’est relatif au moment et à l’endroit , mais je dirais Frank Zappa : Apostrophe (‘). La première fois que j’ai entendu ce truc j’avais 17 ans, il a complètement changé ma perception de ce que la musique pouvait être.
Radioheads : Ok Computer. De nouveau quand j’étais adolescent, j’ai aimé l’idée de combiner tant d’éléments de ce que j’aimais et écoutais à ce moment-là. L’agressivité des guitares me rappelait les Sonic Youth et Pink Floyd de temps en temps, avec la combinaison de belles mélodies vocales et entraînantes.
Les Beatles : Magical Mystery Tour. Cet album sonne exactement comme au moment ou il a été enregistré, ça reste toujours une musique éternelle, qui ne vieillie pas. J’aime la progression dans leur nouveau style expérimental sur cet album.
Nirvana : In Utero. Cet album est juste un coup de pied au cul du début jusqu’à la fin … Un point c’est tout.
Talking Heads : Remain In Light. Un album si novateur qui continue à être influent, particulièrement avec nous.

Comme vous avez probablement remarqué il n’y a pas vraiment de choses actuelles, sauf les groupes de notre style de musique (Talking Heads).

Un petit passage en France cette année ?
Cet été, le 9 août nous jouons au Festival Pantiero à Cannes on est vraiment super enthousiaste et on espère programmer d’autres dates en France. Merci beaucoup pour avoir penser à nous. Salut !

Merci beaucoup Keith !

Traduction: NTX et quelques amis, Merci !

Bandcamp officiel

(Source : ntx-mag)

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Interview #1 - Endless Routine

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- Tout d’abord, comment avez-vous découvert notre blog, et pourquoi nous avoir contactés ?

Je faisais une recherche par tag sur Tumblr avec des artistes produisant une musique similaire à la mienne, et vous deviez avoir posté un article sur un de ces artistes (Kraftwerk), puis j’ai visité votre blog et ai décidé de vous envoyer un message :)

- Quand avez-vous commencé à jouer de la musique ? Et pouvez-vous nous expliquer comment vous êtes arrivé à créer ce projet “Endless Routine” ? Avez-vous eu d’autres projets avant?

Rien de très sérieux. J’ai joué précédemment dans un groupe de rock «An Accident We Didn’t Cause», mais c’était plus un groupe d’adolescents vaniteux qu’un réel projet musical, comme aujourd’hui.
J’ai galéré pour composer de la musique pendant 2 ans jusqu’à la fin 2009 quand Tim et moi avons mis ensemble nos travaux, en partageant des fichiers en ligne pour voir si nous pouvions le faire, avant de passer à quelque chose de plus électronique qui s’est développé dans Endless Routine en janvier 2010.

- Comment définiriez-vous votre musique? Et quelles sont vos influences les plus importantes?

Électronique, expérimentale, alternative avec une touche de rock. Nine Inch Nails, Skinny Puppy, Depeche Mode, Aphex Twin…

- Votre musique est vraiment industrielle, vraiment urbaine, pourquoi avez-vous choisi de produire ce type de musique?

Je ne dirais pas que c’est urbain ;). Je pense que les puristes de l’industriel nous rejetterais, nous ne nous sommes pas fermés dans une esthétique ou dans un son purement caractéristique de l’industriel. Mais si vous recherchez un musique industrielle plus progressive ou alternative nous sommes vos hommes ! Je continue à trouver notre travail un peu “poppy” électronique pour être honnête.

- Que pensez-vous de la scène électronique actuelle ?

Difficile à dire, il faudrait déjà entendre de la musique plus électronique qui n’est ni de la danse ou de la pop, j’espère d’ailleurs contribuer à ce changement.

- Et … enfin,  votre TOP 5 des meilleurs albums ?


U2 - Achtung Baby
Nine Inch Nails - The Downward Spiral
My Chemical Romance - Three Cheers For Sweet Revenge
Nine Inch Nails - Pretty Hate Machine
Depeche Mode - Songs Of Faith And Devotion

(Sauf les deux premiers, les trois derniers pourraient être remplacés par d’autres albums similaires aussi bon, mais c’est mon meilleur classement pour le moment !)

Merci!

Traduction en français: NTX BLOG (+ quelques amis, merci !).

Site Officiel de Endless Routine

(Source : ntx-mag)